La remise en cause

Suite à la nomination de Driss Jettou au poste de Premier ministre, le porte-parole du mouvement d’Al Adl Wal Ihssane (Justice et Bienfaisance), Fathallah Arsalane, a annoncé que son mouvement ne s’attendait pas à cette décision. « En fait, nous ne nous attendions ni au choix en dehors des partis politiques, ni à la personne choisie », dit-il. « Mais je tiens à dire que ce qui s’est passé prouve que ce que nous disions à la veille des élections et ce que nous avions affirmé au lendemain des échéances électorales est vrai », assure le porte-parole du mouvement de Abdessalam Yassine.
« Nous avions dit, à l’époque, que les élections législatives ne peuvent nullement permettre aux partis politiques d’accéder au gouvernement et d’y appliquer leur programme. Maintenant, la nomination de Driss Jettou prouve que tout ce qui était dit sur les progrès dans le processus démocratique et l’alternance n’était vraiment pas fondés sur une réelle volonté de changement.
Aussi, faut-il dire que cela prouve que l’USFP a été utilisé pour assurer l’application d’une politique transitoire et que maintenant que ce rôle est accompli on se passe d’eux », explique-t-il. « L’alternance, rajoute-il, était une option conjoncturelle et maintenant qu’elle a accompli sa mission, c’est le retour à la situation d’origine ». S’agissant de la participation à une éventuelle participation du Parti de la Justice te du Développement (PJD) au gouvernement Jettou, Arsalane estime que « les frères du PJD sont maintenant conscients de ce qui se passe et qu’ils prendront la décision adéquate ». Rappelons que le mouvement d’Al Adl Wal Ihssane avait boycotté les élections législatives du 27 septembre, mais n’avait pas mené de campagne pour appeler les citoyens à rejoindre sa position.

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