La sélection naturelle

Lors d’une rencontre avec Abdellah Kadiri, secrétaire général du Parti national démocrate, on a entamé la discussion par dire qu’on entend peu parler, sinon pas du tout, des partis de la droite. A cette interpellation, Il répond sans détour. « La droite existe. L’opposition aussi. Sauf qu’en l’absence de projets concrets de la part du gouvernement, il ne peut y avoir d’opposition. Il y a lieu de relever des efforts consentis par l’opposition pour réguler les choses. Et surtout pour se constituer en véritable force de proposition. N’oublions pas que la majeure partie des textes proposés par le gouvernement sont l’émanation des partis de l’actuelle opposition du temps où ils étaient aux affaires.» Quant à l’opposition, elle existe. « Sauf qu’à l’opposé de l’actuelle majorité, elle se contente de faire son travail sans tapage. Sans fanfare. », dit-il. Quand on lui a posé la question sur l’efficacité des partis existants et leur nombre, il reste de marbre. « La loi est claire. Les dispositions régissant la création de partis politiques sont sans équivoque. Et c’est aux électeurs de dire leur mot. Plus, la sélection se fera naturellement. Les formations politiques qui n’ont pas d’assises populaires ni de programme de développement à même de faire la différence avec le reste disparaîtront. Et tant que de véritables pôles ne sont pas constitués selon les normes connues de tous, le flou restera de mise…et tant que certains garderont un discours archaïque, on ne peut vraiment avancer… » Reste une question, les partis de l’opposition pourront-ils s’unir? Pour M. Kadiri, il y a des expériences de rapprochement entre plusieurs formations. C’est une bonne chose. Des groupes parlementaires ont été formés par alliance. Mais tout cela demande du temps et l’essentiel c’est d’apporter des solutions aux problèmes du pays.

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