Le mélange des genres n’a pas lieu d’être

Le constat fait l’unanimité. Pour un cabinet d’audit, assurer deux types d’activités au profit du même client rapporte. Ce type de démarche décriée, entraîne des conflits d’intérêts.
Une chose est sûre, les revenus assurés par les prestations de conseils sont tellement importants que les cabinets évitent au maximum de remettre en cause les pratiques comptables de leurs clients. Le cas d’Arthur Andersen en est la preuve. Les cadres de l’auditeur ont détruit des documents comptables relatifs à Enron au moment où des enquêtes étaient menées pour mettre le point sur les pratiques douteuses du géant mondial du courtage en énergie. De par son statut d’auditeur externe des comptes d’Enron, Arthur Andersen, n’a en effet jamais dévoilé la nature des pratiques de son client. Ces pratiques ont permis au courtier de cacher aussi bien le niveau de ses dettes et de ses pertes. Le cabinet a toujours validé ses résultats financiers.
Le scandale d’Enron, a engendré une crise de confiance chez les investisseurs sur la crédibilité des audits comptables et des résultats financiers des entreprises. Au-delà de sa décision d’arrêter de mener en même temps les services de conseil et d’audit, Arthur Andersen compte mettre en oeuvre des changements dans ses prestations. En fin de compte, il s’agit d’assurer aux clients et aux investisseurs que l’auditeur sera restructurée pour fournir un audit de qualité.
De son côté, le cabinet PricewaterhouseCoopers, prévoit de séparer ses activités de conseil. Une première phase qui va être pousuivie par une introduction des ses services en Bourse. Le groupe a depuis longtemps affiché sa volonté de séparation les deux activités. Notons que les activités de conseil représentent une bonne partie des revenus des groupes d’audit. Elles représentent ainsi près d’un tiers du chiffre d’affaires des cabinets d’audit.

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