Le Polisario tombe le masque

C’est un Polisario agonisant qui a organisé son 11ème congrès dans une tentative vaine de réanimation d’une thèse séparatiste en déclin et d’un projet d’Etat chimérique devenu caduc et que seuls des généraux algériens s’obstinent à maintenir sous perfusion malgré son état comateux. Ce rassemblement intervient en fait à un moment où le Polisario se trouve confronté à trois réalités que ses dirigeants s’efforcent de masquer à savoir les défections répétées dans ses rangs, le malaise de la population séquestrée dans les camps de Lahmada qui multiplie les tentatives de rébellion malgré l’oppression dont elle fait l’objet et les révélations faites à l’opinion publique internationale sur les violations des droits de l’Homme dans les geôles polisariennes. Ainsi, au moment où le dirigeant séparatiste Mohamed Abdelaziz essaye de diffuser un message rassurant devant les quelques représentants de mouvements politiques marginaux venus d’Amérique latine et de quelques pays européens bénéficiant d’une prise en charge totale du gouvernement algérien, le Polisario compte plus de 3500 défections dans ses rangs. D’ailleurs, ils sont toujours très nombreux ceux qui rejoignent la mère patrie conformément à l’appel lancé par feu SM le Roi Hassan II et réitéré par son successeur SM le Roi Mohammed VI dès son accession au Trône à savoir « la patrie clémente et miséricordieuse ». Des milliers de petits, moyens et hauts cadres du Polisario se sont rendus compte du non-fondé de la thèse séparatiste et ont fini par rallier le Maroc et ce malgré l’état de siège imposé par la sécurité militaire algérienne qui a doublé sa vigilance pour avorter tout projet de retour au Maroc. L’arrivée au Maroc, il y a quelques mois du Commandant Ayoub Lahbib qui a présenté son allégeance à Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait provoqué l’alerte chez les services de répression de Mohamed Abdelaziz ainsi que chez les services de renseignement algériens. Pourtant, les ex-cadres continuent d’affluer vers le pays défiant tous les obstacles et encourant tous les risques. Un afflux qui a commencé il y a quelques années avec l’arrivée des plusieurs membres fondateurs du Polisario de renom comme Omar Hadrami et Brahim Hakim créant une hémorragie qui ne s’arrêta plus depuis lors. S’agissant de la population séquestrée dans les camps de Lahmada, elle continue à souffrir de la répression des services du Polisario coiffés dans leur mission par les services militaires algériens. Toutefois, le monde entier a commencé à se rendre compte de toutes les violations des droits de l’Homme que les dirigeants polisariens font subir aux citoyens marocains qu’ils maintiennent en état de séquestration dans les camps de Tindouf sur le sol algérien. Les rapports élaborés par certaines ONG et des organisations internationales ainsi que les déclarations des rescapés de Tindouf ont offert des témoignages révélateurs sur les pratiques inhumaines perpétrées contre la population marocaine maintenue sous siège à Tindouf. Le détournement de l’aide internationale au profit des dirigeants du Polisario qui la revendent au Mali et en Mauritanie pour engraisser leurs comptes aux Iles Canaries a révélé la véritable image de mercenaires que Mohamed Abdelaziz et compagnie se sont toujours efforcés de camoufler. L’opinion publique internationale a aussi découvert les atrocités commises contre des familles sahraouies. Ainsi, l’on a vu comment des parents se sont trouvés privés de leurs enfants qui furent expédiés dans des camps d’endoctrinement à Cuba pour de longues années sans qu’ils n’aient jamais la possibilité de les revoir. Une situation qui vient d’être dénoncée, hier, par l’ONG américaine, l’ACMP qui a appelé au retour de centaines, voire de milliers, d’enfants marocains kidnappés, séparés de leurs parents et transférés de façon illégale à Cuba. « Endoctrinement, lavage de cerveau, entraînement militaire, prostitution, trafic de drogue, exploitation dans les plantations de sucre et usines de cigares », tel est le lot des enfants marocains qui sont déportés des camps de la honte à Tindouf pour Cuba, affirme cette organisation. Ces enfants sont également utilisés comme moyen de pression pour maintenir les parents dans les camps, souligne l’association qui déplore l’attitude des autorités cubaines face à cette situation. Dénonçant cette situation inhumaine, l’ACMP a lancé un appel aux autorités algériennes à mettre fin à ce trafic humain et à fermer les camps afin que les prisonniers et les otages puissent retourner dans leur pays, le Maroc. L’organisation américaine a aussi saisi le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et le Haut-commissaire aux droits de l’Homme, Bertrand Ramcharan, ainsi que l’administration américaine et le Congrès US pour arrêter ce terrorisme barbare qui vise des milliers d’enfants sans défense et à mener des enquêtes sur cet « esclavage des temps modernes » pratiqué à quelques kilomètres des côtes américaines. Par ailleurs, le dossier des prisonniers de guerre marocains détenus sur le sol algérien en violation flagrante du droit international humanitaire et des conventions de Genève demeure la preuve irréfutable du double discours polisarien et de l’hypocrisie du régime algérien qui s’obstinent à maintenir en captivité des soldats marocains pendant une période dépassant un quart de siècle et ce malgré les appels répétés de la communauté internationale et les résolutions de l’ONU. Un appel a été réitéré dans la dernière résolution onusienne à savoir la 1495 où le Conseil de sécurité a renouvelé « la demande qu’il a faite au Front POLISARIO de libérer sans plus tarder tous les prisonniers de guerre qui lui restent, conformément au droit international humanitaire ». Les conclusions contenues dans le rapport d’enquête de l’association France-libertés rendu public, il y a quelques semaines, ont révélé les violations des droits de l’Homme et les atrocités commises par le Polisario à l’égard des détenus marocains. Émanant d’une association ayant toujours soutenu le Polisario, ces révélations ont permis à plusieurs ONG européennes de découvrir la face cachée du Polisario. En somme, la tenue du congrès polisarien n’est qu’une tentative de la part des dirigeants polisariens de réanimer un mouvement en dégénérescence.

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