Le rapport qui accable l’Algérie

Le rapport qui accable l’Algérie

Une autre voix qui s’ajoute à celles qui ont fini par découvrir, et dénoncer, la supercherie du Polisario et son protecteur, le régime algérien. Mercredi, l’ONG “USCRI” (US Commitee for Refugees and Immigrants) rend public son rapport annuel pour 2005 et, dans le chapitre consacré à l’Algérie, dévoile les tenants et aboutissants du drame humain qui se déroule à Tindouf. Sur le sol algérien et avec la bénédiction du pouvoir d’Alger.
Selon l’USCRI (cf, « World refugees survey 2005 »), Alger  autorise les mercenaires du Polisario à confiner 100.000 réfugiés dans quatre sinistres camps sis en dehors de la zone militaire de Tindouf, mais près de la frontière marocaine. Les raisons du pouvoir d’Alger, l’USCRI l’écrit noir sur blanc : «Plutôt pour des raisons politiques et militaires qu’humanitaires». Cette aberrante prise d’otages, qui concerne 100.000 personnes, bénéficie selon l’ONG de toutes les « faveurs » de la part de l’Algérie. C’est en fait, écrit l’USCRI, l’armée de ce dernier pays qui se charge de surveiller les contours des camps de détention du Polisario. Aucune liberté de mouvement n’est permise aux 100.000 personnes à quelques rares exceptions où les réfugiés sont réduits à accepter d’autres douloureux choix. Pour quitter ces camps, ce qui arrive rarement, il faut disposer d’un passeport mauritanien ou algérien.
Toute tentative de quitter ces mouroirs bute sur les barrages algériens érigés près des camps, mais aussi dans le reste de l’Algérie. Et toute personne arrêtée en dehors de ces camps est illico remise aux mercenaires.
La suite, on peut facilement la deviner et il suffit de se souvenir des témoignages de Sahraouis qui sont parvenus à réintégrer la patrie après avoir déjoué la vigilance du Polisario. Et des drames de ceux qui y ont échoué, surtout s’ils sont « récidivistes » : démembrement, tortures diverses quand ce ne sont pas les assassinats. Cette situation se double d’autres pratiques non moins dégradantes. Dépendant uniquement des aides humanitaires (d’autres ONGs ont révélé ce qu’en faisaient les leaders du Polisario), les 100.000 personnes séquestrées à Tindouf souffrent d’autres calvaires. Il suffit de savoir, par exemple, que 30 % des enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de problèmes de croissance, que 35 % de cette même catégorie souffrent d’anémie, alors que ce taux est de 48 % pour les femmes sahraouies.
L’USCRI, pour résumer, a été on ne peut plus clair : c’est bien l’Algérie qui protège et abrite le Polisario. En plus, elle joue les gardes-chiourmes pour les mercenaires et permet qu’on affame femmes et enfants. L’ONG américaine, dans la partie réservée à ces aspects, fait une rectification de taille. Là aussi, c’est écrit noir sur blanc : l’USCRI affirme qu’elle s’est plantée lors de l’élaboration de son rapport pour 2004. Non, affirme-t-elle, les réfugiés n’ont pas la liberté de mouvement.

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