Le retour de l’Espagne

Le retour de l’Espagne

Le Maroc et l’Espagne reprendront cette semaine les pourparlers entamés, il y a trois mois, pour développer leur coopération dans le domaine de la pêche maritime.
Le secrétaire général du ministère espagnol de la Pêche, Juan Carlos Martín Fragueiro, est arrivé, hier au Maroc, pour une visite de travail de trois jours durant lesquels il aura des entretiens avec le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Mohand Laenser, et avec son homologue, Tijani Rhanmi.
La rencontre aura pour objectif de discuter des détails techniques du protocole d’accord signé par les deux pays en juin dernier. Un accord à travers lequel les parties s’étaient mises d’accord pour consolider leurs liens de coopération en matière de pêche moyennant la prospection et la promotion de nouveaux marchés dans le domaine de la recherche, l’innovation et la formation.
Avant de quitter l’Espagne à destination du Maroc le secrétaire général du ministère espagnol de la Pêche, Juan Carlos Martín Fragueiro, a déclaré que sa visite au Maroc et ses entretiens avec son homologue marocain, Tijani Rhanmi, entrent dans le cadre de la préparation de la rencontre qui aura lieu en novembre prochain entre la ministre espagnole de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Elena Espinosa, avec son homologue marocain, Mohand Laenser.
Rappelons que, depuis l’arrivée au pouvoir du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero et la normalisation des relations entre le Maroc et l’Espagne, les deux parties ont entamé une série de pourparlers afin d’explorer les possibilités de développement de leur coopération dans le domaine de la pêche maritime. En juin dernier, Fragueiro et Rhanmi s’étaient réunis à Madrid pour discuter des différentes possibilités de collaboration dans les différentes filières de la pêche.
Les deux pays s’étaient ainsi mis d’accord pour garantir un meilleur respect des directives émanant des organisations régionales et internationales concernées par le secteur de la pêche et avaient réaffirmé leur intention de renforcer leur coopération en matière de lutte contre la pêche illégale. Ainsi, les deux parties avaient convenu de se pencher sur la possibilité de renforcer leur coopération en matière de contrôle de la qualité et des technologies de la pêche, la promotion et la recherche de nouveaux marchés, le développement de l’aquaculture et l’analyse des facteurs qui entravent le développement de la construction navale au Maroc. Rabat avait aussi demandé l’aide de l’Espagne pour assurer une meilleure connaissance des ressources halieutiques marocaines. Une demande à laquelle Madrid avait accédé en annonçant que le navire océanographique espagnol « Vizconde de Eza » entreprendra du 14 novembre au 13 décembre prochains des travaux de prospection océanographique dans les eaux profondes du Maroc.
Il est à signaler aussi que le secrétaire général du ministère espagnol de la Pêche, Juan Carlos Martín Fragueiro, profitera de sa visite au Maroc pour s’enquérir de la situation des armateurs espagnols qui opèrent au Maroc dans le cadre de la formule des entreprises mixtes maroco-espagnoles. Juan Carlos Fragueiro visitera aussi les usines des sociétés espagnoles de conserves et transformation établies à Agadir. Le responsable espagnol a annoncé son intention de discuter avec ces entrepreneurs espagnols de leurs problèmes. Fragueiro profitera de l’occasion pour s’entretenir avec ces entrepreneurs sur la question des aides européennes aux sociétés mixtes dans des pays tiers. Un projet qui est actuellement en « processus de discussion récemment ouvert » avec l’Union européenne.
S’agissant de la possibilité de la rénovation des accords de pêche, le responsable espagnol a déclaré que ce sujet ne sera pas à l’ordre du jour étant donné qu’il s’agit d’une compétence exclusive de l’Union européenne. Par contre, Rabat et Madrid envisagent de signer un accord bilatéral qui pourrait permettre à la flotte espagnole de revenir dans les eaux marocaines.
Cette information avait d’ailleurs été confirmée par la ministre espagnole de la Pêche, Elena Espinosa, qui avait annoncé, il y a quelques semaines en Espagne, que son gouvernement était sur le point de reprendre les négociations avec le Maroc pour la signature d’un accord de pêche. La ministre espagnole avait alors précisé que cet accord serait signé sous forme d’un « projet de formation e I+D » ce qui permettrait qu’il soit géré par l’Etat espagnol et non pas par l’Union européenne.
Rabat et Madrid reprennent donc les négociations sur la pêche avec une nouvelle approche basée sur le dialogue et la recherche des voies de coopération bilatérale pour développer ce secteur d’une manière conjointe.

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