Le transport collectif privé

Le transport en commun privé en milieu urbain a fait son apparition pour la première fois à Casablanca en 1985. L’objectif initial était de venir en renfort au secteur public, étant donné que le parc de la RATC n’était plus en mesure de répondre à la demande de plus en plus grande des usagers.
Au fil du temps, il s’est avéré que le problème devenait de plus en plus compliqué. Les artères de la ville blanche sont sillonnées à longueur de journée par ces nouveaux bus de toutes les couleurs ajoutant plus de pollution à l’atmosphère et causant de plus en plus d’embouteillages sans pour autant que le problème du transport collectif ne soit résolu.
Près d’une dizaine de sociétés privées opèrent dans le secteur et pourtant de nombreux quartiers ne sont pas desservis et ne sont donc pas reliés au centre-ville. Le cahier de charges actuel englobe près de 126 lignes dont 16 seulement atteignent les quartiers éloignés du centre-ville. Résultat : une anarchie totale accentuée par les innombrables taxis collectifs dont la forte nuisance est plus persistante que leur contribution à alléger les charges des bus.
Au mois de novembre dernier, l’association des patrons du transport privé et la Communauté urbaine ont conclu un accord-contrat sous l’égide du Wali Driss Benhima. Fortement médiatisé à l’époque, l’opinion publique s’attendait à ce que cet événement modifie la situation incontrôlée du secteur. Il a été convenu selon le contrat en question que tous les quartiers éloignés seront dotés de lignes les reliant au centre-ville sans avoir à changer deux ou trois fois de bus. Il est également convenu que tous les bus du secteur privé seront unifiés par une même couleur. Tout cela devait aboutir dans moins d’un mois à compter de la date de l’élaboration de l’accord-contrat. C’est-à-dire au mois de décembre 2002. D’autant plus que lors de la conclusion de l’accord, le Wali insistait sur l’urgence de passer à l’acte.
En mars 2003, les usagers casablancais sont toujours dans le même pétrin : bousculades, longues files d’attente et un manque effroyable de bus. Les gens du secteur commencent à parler d’un lobby qui entrave volontairement l’aboutissement dudit accord. Ce dernier risque en fait de s’évaporer et c’est le retour à la case de départ. Sauf qu’en 2003, le réseau du transport en commun, dont la restructuration semblait imminente, est devenu obsolète devant la très forte progression démographique et urbaine.
Le temps passe vite, et les besoins de la capitale économique ne se limitent pas seulement au problème du transport. Or le secteur continue de patauger dans le désordre. Et dire qu’on envisageait d’installer le métro…

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