Les syndicats maintiennent l’appel à la grève générale dans la fonction publique

Les syndicats maintiennent l’appel à la grève générale dans la fonction publique

Alors que le prochain round du dialogue social entre le gouvernement et les syndicats a été reporté à mars prochain, les syndicats
ont maintenu leur appel à une grève générale dans la fonction publique et les collectivités locales.
Un communiqué du gouvernement rendu public, samedi, avait pourtant laissé entendre l’existence d’une tendance à l’apaisement et la possibilité d’annulation du mot d’ordre de la grève. « Le Premier ministre et les représentants des centrales syndicales ont convenu, vendredi, d’une méthodologie d’action pour l’examen des différents points évoqués dans le cadre du dialogue social, dans la perspective de la tenue d’une nouvelle rencontre pour présenter la position du gouvernement au sujet des revendications formulées par les centrales syndicales », annonçait le communiqué. Ce qui n’a pas été le cas. Les principaux syndicats qui ont été à l’origine de l’appel ont décidé de la maintenir pour le 13 février. «La grève est maintenue et l’on va voir, après, selon ce qui va se passer. S’il y a un dialogue sérieux, ou pas, et l’on va décider de l’attitude que l’on va adopter », indique Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la FDT (Fédération démocratique du travail) avant d’ajouter que «Nous avons constaté qu’il y a une volonté de la part du Premier ministre pour  que le dialogue aboutisse». Un constat rapporté par le communiqué publié suite à la fin du premier round du dialogue entre le gouvernement et les centrales syndicales. «Le Premier ministre a rappelé les initiatives entreprises par le gouvernement, depuis sa nomination, dans le domaine social, citant particulièrement l’augmentation du budget consacré à la Caisse de compensation en vue de préserver le pouvoir d’achat des citoyens, le refus de toute augmentation d’impôts en dépit des contraintes conjoncturelles, l’engagement de l’exécutif à poursuivre la généralisation du programme de la couverture médicale et l’accélération du rythme de réalisation des programmes d’habitat social et des programmes de développement du monde rural», rappelle le communiqué. Pour sa part, Handouf Abderrahim, responsable de l’UMT, indique que «Ce mouvement de protestation vient en retard étant donné que la dégradation du pouvoir d’achat de la fonction publique a commencé il y a bien longtemps. Actuellement, le contexte général est explosif. On ne peut pas se contenter des réponses traditionnelles du gouvernement. Il faut que celui-ci prenne toutes les dispositions pour sauvegarder nos acquis et améliorer notre situation ». «Les revendications portent sur l’augmentation des salaires pour remédier à la dégradation du pouvoir d’achat. Il s’agit aussi de revoir la promotion interne des fonctionnaires, le statut de la fonction publique en général ainsi que l’amélioration des prestations de l’assurance maladie obligatoire», ajoute-t-il.  L’Union marocaine du travail  (UMT) et la Confédération démocratique du travail (CDT) dénoncent dans un communiqué « la tendance haussière des produits de base, des services et du coût de la vie ».   
Les syndicats déplorent, en outre, «les restrictions frappant les libertés syndicales et la situation matérielle précaire de près de 150.000 fonctionnaires des communes».
Pour rappel, dans le cadre de sa déclaration devant le Parlement, le Premier ministre avait  réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre le dialogue avec les centrales syndicales, estimant que le dialogue social doit être «régulier et non conjoncturel ou occasionnel». M. El Fassi a également réitéré la détermination du gouvernement à examiner les cahiers revendicatifs de la classe ouvrière et d’en trouver les solutions possibles.
En attendant la rencontre de mars, les deux principaux intervenants, gouvernement et syndicats, campent chacun sur ses positions.

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