L’UNESCO dément avoir établi des contacts avec le Polisario sur l’affaire du site historique vandalisé

L’UNESCO dément avoir établi des contacts avec le Polisario
sur l’affaire du site historique vandalisé

L’UNESCO vient de mettre un terme aux rumeurs véhiculées par des médias algériens et des sites Internet prétendant que cette organisation internationale aurait eu des contacts avec le Polisario pour restaurer des monuments sahraouis.  
«L’Unesco n’a aucune relation et n’a rien à voir avec le Polisario», a indiqué, mardi 5 février, la porte-parole du directeur général de cette organisation, Muriel de Pierrebourg.
Précisant que toute démarche qui serait entreprise par son organisation sera certainement menée de concert avec les autorités marocaines, Mme De Pierrebourg a annoncé qu’une «équipe d’experts qualifiés» sera dépêchée sur les sites endommagés par des officiers de la Minurso au Sahara marocain pour tenter de les restaurer. «Nous avons entendu et vu quelque part que nous aurions accédé à une demande du Polisario. Nous avons été très surpris. Nous ne voyons pas comment l’Unesco aurait accédé à une demande du Polisario avec qui nous n’avons rien à voir », a déclaré la porte-parole du directeur général de l’UNESCO à la MAP.
La mission de cette organisation étant de préserver le patrimoine culturel mondial qu’il soit classé ou non, ses dirigeants ont donné leur accord pour réparer le dommage causé par des officiers de la Minurso à des sites historiques au Sahara marocain. Cela se fera donc suite à une demande de l’ONU mais sous le contrôle des autorités marocaines. Une précision de taille. «Nous n’avons aucun contact avec le Polisario. Nous avons réagi et allons travailler à la demande des Nations unies», a bien précisé Mme De Pierrebourg avant d’annoncer que «l’Unesco est en train de constituer une délégation d’experts qualifiés». Une équipe qui ne fera le déplacement qu’une fois que le Maroc sera informé.
Par ailleurs, Mme De Pierrebourg  a indiqué que l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Peter van Walsum, qui se trouve, depuis hier au Maroc, pour une visite officielle, devrait évoquer cette affaire avec les responsables marocains. Expliquant les raisons de l’implication de son organisation dans ce dossier, la porte-parole du directeur de l’Unesco a précisé que «comme les actes de vandalisme ont été commis par une mission des Nations unies, celles-ci se sont retournées vers l’Unesco pour demander son aide technique».
«Ce ne sont pas des sites du patrimoine mondial mais ils ont une grande valeur patrimoniale. Nous avons accepté de dépêcher une mission d’experts pour évaluer les dommages subis, proposer et faire des recommandations concernant des mesures de réparation et de restauration qui devront être prises», a-t-elle souligné.
Rappelons que des officiers de la Minurso ont vandalisé un site historique sahraoui où figurent des gravures représentant des animaux et des humains. Lesdits membres de la Minurso ont dessiné ainsi des graffitis sur les roches du site en y inscrivant leurs noms et la date de leur passage dans cet endroit appelé la «Montagne du diable». Un acte de vandalisme qui a été vivement condamné par les responsables onusiens sur place qui ont annoncé que les coupables seront sanctionnés.


 

Peter van Walsum reçu par le Premier ministre


Le Premier ministre, Abbas El Fassi, a reçu, mercredi à Rabat, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Peter van Walsum, en tournée dans la région.
Cette entrevue s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur,  Chakib Benmoussa, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération,  Taïeb Fassi Fihri et de l’ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU, El Mostafa Sahel. Dans une déclaration à la presse à l’issue de cet entretien, M. Van Walsum a indiqué que cette «réunion s’est déroulée dans une atmosphère cordiale», ajoutant qu’elle a été marquée par «un échange de points de vue sur la meilleure façon de rendre les négociations en cours (sur la question du Sahara) plus substantielles conformément à la demande du Secrétaire général et du Conseil de sécurité de l’ONU».

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