Multiplication des cas de grippe A/H1N1 dans les écoles : la panique s’empare des parents en l’absence d’une communication fluide

Multiplication des cas de grippe A/H1N1 dans les écoles : la panique s’empare des parents en l’absence d’une communication fluide

En moins de trois jours, un deuxième établissement scolaire a été fermé après confirmation de plusieurs cas de grippe A/H1N1. Il s’agit de l’école Al Jabr à Casablanca. Et d’autres écoles pourraient connaître le même sort dans les prochains jours. Les parents sont paniqués en l’absence d’une communication fluide et ne savent plus à quel saint se vouer. «La fermeture de ces établissements scolaires est une mesure juste et adéquate», déclare Dr Abderrahim Bentammar, président de l’Amicale des médecins privés de Mohammédia (AMPM). Si les professionnels de la santé reconnaissent que l’examen clinique et les analyses en laboratoire peuvent à eux seuls détectés les cas de grippe A/H1N1, ces mesures ne sont pas appliquées dans notre pays. «Lorsque l’enfant présente de la fièvre et qu’il est emmené chez le pédiatre, ce dernier refuse de le consulter. Le pédiatre lui recommande alors d’aller à l’hôpital public. Une fois sur les lieux, aucune analyse n’est effectuée pour déterminer s’il s’agit de la grippe saisonnière ou de la grippe A/H1N1», affirme une source bien informée. Et de poursuivre : «Le pire est que lorsque l’état de santé de l’enfant est déclaré fragile, le Tamiflu lui est alors prescrit. Un traitement qu’il doit prendre à la maison en compagnie de ses parents et autres membres de la famille. Et là le risque est énorme dans la mesure où c’est un virus qui se propage par voie respiratoire». Pour sa part, Dr Bentammar explique que «suite à un cas de grippe, les médecins privés ne sont pas en mesure de déterminer s’il s’agit bien de la grippe A/H1N1. Dans ce cas, ils vont transférer le malade vers un hôpital public agréée pour demander des examens plus approfondis». La situation est d’autant plus alarmante dans la mesure où le virus se transmet désormais à l’intérieur du territoire.
En cas de pandémie, 36.000 Marocains décéderont et 90.000 patients devront être hospitalisés. Et ce n’est pas tout. Selon certains épidémiologistes étrangers ,un adulte infecté par le virus A/H1N1, le transmet à moins de deux personnes en moyenne alors qu’un enfant peut contaminer quatre personnes. A noter que la contamination survient à 20% dans les écoles, et jusqu’à 40% chez soi, en famille. Alors que l’inquiétude s’empare des citoyens, la livraison des premiers lots de vaccins accuse toujours du retard. La campagne de vaccination devait débuter à la mi-octobre. On ignore toujours les raisons de ce retard et la date de livraison des fameux vaccins. En attendant, les patients devront se contenter des médicaments antiviraux dont le Tamiflu qui sera disponible en pharmacies dès la semaine prochaine et uniquement sur prescription médicale.


 
La grippe A provoquerait 36.000 morts au Maroc
En cas de pandémie, 1/3 de la population soit 9 millions de Marocains seront touchés par la grippe A/H1N1. Et on estime le nombre de décès à 36.000 soit 0,4% de la population touchée par le virus. Dans le cas d’une pandémie, pas moins de 90.000 patients devront être hospitalisés.

Une enveloppe de 850 MDH pour la prévention
Une enveloppe budgétaire de 850 millions de dirhams est consacrée par le gouvernement pour financer un programme de prévention contre ce virus. Ce montant est consacré au renforcement des moyens techniques de prévention et de traitement.

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