Rachid Roukban : «Il y a un acharnement contre le PPS»

Rachid Roukban : «Il y a un acharnement contre le PPS»

ALM : Quelle est votre réaction par rapport à la décision du Conseil constitutionnel qui a rejeté le recours contre votre groupe parlementaire?
Rachid Roukban : Miloud Chaâbi du Parti de l’environnement et du développement durable à Kénitra et président du groupement parlementaire «Al Moustaqbal» a saisi le Conseil constitutionnel  demandant de déchoir de son mandat  El Ghazi Jtiou du PUD. Parce que ce dernier aurait soi-disant quitté son groupement afin de rejoindre le groupe parlementaire du progrès démocratique. Son recours a été refusé parce que seuls les présidents de la première et deuxième Chambres peuvent demander de déchoir de son mandat un parlementaire. Mais il faut savoir que ce député n’a jamais fait partie dudit groupement présidé par Miloud Chaâbi. Groupement qui n’a jamais dépassé le stade de projet  parce qu’il ne répondait pas aux conditions requises pour être officiellement  reconnu comme tel. Ainsi ce n’est qu’à l’issue de ces circonstances que ce député du PUD nous a rejoint autant qu’un parlementaire du FFD pour compléter notre groupe composé alors de 18 parlementaires. 20 parlementaires étant le nombre obligatoire pour constituer un groupe parlementaire.

Vous estimez donc que le Conseil constitutionnel vous a blanchi ?
Notre groupe parlementaire est constitutionnel, et respecte parfaitement le règlement interne du Parlement puisque ce dernier permet à trois partis de constituer un groupe parlementaire. Ces trois partis constituant notre groupement se sont engagés en signant un pacte d’honneur, il n’en reste pas moins que chaque député appartient toujours au parti qu’il représente et il n ‘est nullement question de transhumance.  Par ailleurs, il s’agit là de la troisième fois que la décision du Conseil constitutionnel est en notre faveur.

Par ces trois recours, pensez-vous qu’il y a un acharnement contre votre groupe parlementaire ?
Il y a un acharnement contre notre formation politique de la part de parties qu’on ne connaît que très bien. Ces parties veulent mettre fin à notre parti. Et leurs tentatives dans ce sens ont commencé bien avant les élections, pendant les élections à divers niveaux local, administratif, parlementaire et à travers plusieurs moyens. Cela a pris la forme de pression, d’incitation, de menaces et de passage à l’acte  . Et aujourd’hui, cela continue même après les élections. Mais notre résistance n’est que plus forte et démontre une fois de plus, l’indépendance de notre parti, son expérience et sa légitimité politique.

Que se passera-t-il si les présidents de la première et deuxième chambres saisissent  le Conseil constitutionnel ?  
Par ailleurs, la décision du Conseil constitutionnel a été claire. ET nous avons confiance en notre plein droit. Aussi puisque  les membres des groupes parlementaires ont été publiés dans le Bulletin officiel, ceci est irrévocable.

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