Réinventer les sonorités nationales

Un festival dont la principale vocation est de découvrir et de faire découvrir des jeunes musiciens au niveau national. Puis de reprendre ces mêmes jeunes et de les programmer sur une scène professionnelle, avec comme objectif de leur créer des opportunités auprès des professionnels, des médias et du public, il faut reconnaître que rares sont les organisateurs qui se donnent la peine de régir un tel événement.
Ces jeunes talents passionnés viennent de toutes les régions du royaume : Casablanca, El Jadida, Agadir, Fès, Meknès, Essaouira, Mohammedia, Témara… Et cela se passe sous nos yeux, à Casablanca, c’est la 4ème édition du Boulevard des Jeunes Musiciens, qui aura lieu, les 10, 11 et 12 mais 2002, à la FOL (fédération des oeuvres laïques), par des jeunes de l’association de l’éducation artistique et culturelle et qui verra le passage sur scène de 35 groupes. Nombre comme l’ont souligné les organisateurs à dépasser celui qu’ils s’étaient fixé. La cause : « ils étaient tous très bons ». Ce qu’on nomme communément la direction artistique avoue vouloir « contrer les circuits parallèles ». Ces derniers ne profitent guère aux artistes qui restent méconnus et n’évoluent pas dans leur genre musical. L’un des paradoxe que rencontre ces jeunes, c’est le défaut d’encouragement des détenteurs des décisions et de moyens. A l’heure où les discours vont bon train, dans le sens de la créativité et de l’épanouissement de la jeunesse majoritaire dans notre société, rien ne se concrétise. Pour dire qu’actuellement, les organisateurs attendent toujours une participation financière du ministère de la culture marocain !
Encore plus, tout au long des préparatifs, les sponsors ont lâché les uns après les autres. Opération pas assez lucrative.
Par ailleurs, en dehors du volet organisationnel, c’est un travail en profondeur qui est réalisé avec les groupes. La matière première est le fruit d’un « bricolage », mais dans le sens positif du terme. Et c’est sur cette base, que la direction artistique démarre son travail de « redécouverte du potentiel artistique local ». Marocaniser les répertoires et mettre en avant l’utilisation du dialecte marocain résument essentiellement les axes d’orientations dispensés. Le conditionnement de ce que l’on peut appeler la « synthétisation » musicale a empêché ses artistes d’intégrer des sonorités locales dans leur répartition. En aidant les musiciens à valoriser leur propre works shops avec le groupe international MOMO (Music of moroccan origin) seront mis en place. La confrontation des différents styles musicaux créée incontestablement l’émulation artistique.

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