Sahara : Ban Ki-moon appelle au dialogue

Le secrétaire général de l’ONU a appelé à des négociations entre les parties au conflit autour du Sahara. Ces négociations, selon les recommandations de Ban Ki-moon dans le rapport qu’il compte soumettre au Conseil de sécurité, devraient impliquer les "parties concernées", le Maroc et le Polisario, pour parvenir à une "solution durable et mutuellement acceptable". Dans ce rapport, le premier du genre à être élaboré sous le mandat de Ban Ki-moon, ce dernier recommande également aux membres du Conseil de sécurité la prorogation, de six mois supplémentaires, du mandat de la Minurso.
Toutefois, avec une touche de pessimisme, le secrétaire général de l’ONU affirme ne pas voir de solution à ce conflit dans l’immédiat et dit prendre en considération l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara et le "plan" qui lui avait été soumis par le Polisario. Dans ce rapport, le secrétaire général revient sur les constats faits par la Minurso en ce qui concerne le respect du cessez-le-feu en vigueur dans cette zone depuis 1991, mais aussi la situation des droits de l’Homme. Sur ce chapitre, le Maroc a affirmé que le rapport cité en référence dans le document de Ban Ki-moon est incomplet puisque la mission qui a été à la base de sa rédaction n’a pas pu se rendre en Algérie, pays dont le territoire abrite les camps de Tindouf. Mais également parce qu’il ne reflète pas la réalité de la situation dans les régions du Sud et l’évolution du pays de manière générale en la matière.
Ban Ki-moon devra rencontrer, vendredi prochain, les pays donateurs et ceux qui participent aux effectifs de la Minurso. Le Conseil de sécurité, quant à lui, est appelé à trancher, concernant le rapport du secrétaire général le 27 avril 2007.
Le Maroc a présenté au secrétaire général de l’ONU, la semaine dernière, une initiative de négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara. Cette initiative, saluée et soutenue par plusieurs pays, dont des membres du Conseil de sécurité, sert de base pour des négociations entre les parties au conflit du Sahara pour parvenir à une solution politique, moderne et innovatrice. Cette initiative prévoit de larges prérogatives à la région dans plusieurs domaines exercées à travers des instances démocratiquement élues après un référendum impliquant les habitants de cette région.
Le Polisario, dans une tentative de court-circuiter" les efforts du Maroc et sur instigation d’Alger, s’est empressé de remettre ce qu’il appelle un "plan de règlement" dont l’ossature n’est autre que des options qualifiées depuis des années d’"inapplicables".   
«L’Algérie s’en est prise à l’initiative marocaine en se basant sur des données erronées et infondées et elle incite le Polisario à tromper la communauté internationale en invoquant une initiative qui n’a d’autre finalité que de contrarier la proposition marocaine constructive», a affirmé, lundi dernier, Mohamed Benaïssa lors de la réunion conjointe des commissions de l’Intérieur et des Affaires étrangères à la première Chambre du Parlement. Le Polisario pousse l’outrecuidance jusqu’à affirmer être prêt à accorder la "nationalité" aux résidents "marocains" du Sahara. Et à établir des relations de "bon voisinage" avec le Maroc.

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