Selon les services de sécurité allemands : Près de 150 terroristes sont prêts à entrer en action au Maghreb

Selon les services de sécurité allemands : Près de 150
terroristes sont prêts à entrer en action au Maghreb

L’alerte a, encore une fois, été donnée. Et cette fois -ci, elle vient de l’Allemagne. À ce jour, les voix se sont levées pour mettre en garde contre l’installation progressive de camps de terroristes dans la zone située entre le nord du Mali, de la Mauritanie et au sud des camps de Tindouf, qui ne se comptent plus. Une zone qui connaît, cela est désormais de notoriété publique, un foisonnement de trafics de tous genres allant des produits alimentaires détournés aux armes alimentés par les dirigeants du Polisario. Une dizaine de terroristes sont recrutés et formés chaque mois. En effet et selon un haut responsable du gouvernement allemand, des camps d’entraînement de terroristes existent dans le nord du Mali comparables à ceux du Pakistan. Ils constituent «une raison de s’inquiéter», a déclaré le secrétaire d’Etat allemand à l’Intérieur August Hanning dans une émission télévisée diffusée récemment en Allemagne.
«Tant au Pakistan qu’au Mali , les techniques terroristes sont enseignées (…). On enseigne de manière idéologique. Ces camps sont une raison de s’inquiéter, même pour nous, les Allemands», a estimé M. Hanning, selon un communiqué de la chaîne de télévision publique ARD.
La région, ce no man’s land, qui se trouve hors du contrôle des Etats limitrophes est devenue une zone à hauts risques. En effet, estime le responsable allemand, entre 100 et 150 islamistes, se trouveraient en ce moment dans ces camps, situés au nord du Mali aux limites du sud des camps de Tindouf, situés sur le territoire algérien, et du nord-est de la Mauritanie.  «Selon les estimations des services secrets occidentaux, deux groupes y forment entre 5 et 10 terroristes chaque mois, au sein de camps mobiles», ajoute ARD.
August Hanning a par ailleurs évoqué dans cette émission «des mouvements» et des «communications» entre les islamistes du Maghreb et de l’Europe occidentale, tout en écartant l’idée d’une « menace immédiate» terroriste pour son pays.
Il n’en reste pas moins qu’à défaut d’un règlement définitif du conflit du Sahara, la région sahélo-saharienne pourrait devenir source d’instabilité, non seulement pour le Maghreb et le Sahel, mais aussi pour l’Europe. C’est ce que soutient également le département américain de la Défense. Selon le Pentagone, ce vaste territoire, sillonné par les nomades et les contrebandiers, pourrait servir, en effet, de base arrière pour les organisations terroristes voulant planifier des attaques contre les intérêts occidentaux dans le monde. Les antécédents ne manquent pas pour appuyer une telle thèse. L’attaque perpétrée récemment contre la caserne Lemghiti en Mauritanie n’est que l’une des manifestations concrètes de ce danger.
Des sources étrangères avaient affirmé que des éléments du polisario y avaient participé aux côtés de terroristes de l’ex-GSPC, l’actuelle Al Qaïda au Maghreb islamique. Des sources sahraouies avaient pour leur part poussé ce raisonnement encore plus loin. D’ex-leaders polisariens avaient affirmé, il y a quelques mois, que près de 6.000 militants démobilisés après le cessez-le-feu de septembre 1991 continuent de circuler avec leurs armes. Un commerce de contrebande d’armes pullule dans la zone. Des fusils-mitrailleurs sont ainsi proposés, aux plus offrants. Un trafic massif d’armes est à craindre dans ce sens. Plus encore, les mêmes sources affirment que les générations nées après 1975, et donc non imprégnées de la doctrine marxiste-léniniste, commencent à manifester d’inquiétants penchants aux idéologies salafistes et jihadistes et pourraient rallier les groupes terroristes de la région.
C’est, par ailleurs en ce sens, que l’armée américaine a engagé un partenariat avec plusieurs pays du Sahel et du Maghreb dont le Mali depuis les attentats du 11 septembre 2001, dans le cadre du Partenariat trans-saharien de lutte contre le terrorisme (TSCPT, sigle en anglais), pour renforcer les capacités de lutte anti terroriste de ces pays.
Ce partenariat a été créé en raison de «la possible expansion d’opérations menées par des organisations terroristes islamiques au Sahel», selon le département d’Etat américain.

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