Un apport important

Ils sont à l’origine de la première ressource du pays en devise. La balance des paiements leur est redevable d’un équilibre certain, que ni la compétitivité nationale, encore moins une stratégie des exportations claire, ne permet d’atteindre. Les transferts des ressortissants marocains à l’étranger ont connu durant les 5 dernières années une croissance régulière. Globalement, ils ont augmenté au rythme de 5 % l’an. Les chiffres avancés par le GPBM (Groupement professionnel des banques du Maroc) sont très parlants. À fin décembre 2002, les comptes-chèques MRE s’élevaient à 33,9 milliards de DH (35 % du total compte-chèques), les dépôts à terme à 35,3 milliards de DH (42,5 % du total de ces dépôts) et les comptes sur carnet à près de 2 milliards de DH (5 % du total des dépôts sur ces comptes). L’année 2001 marquera une rupture. Les transferts gagneront plus de 25 % et le rythme restera soutenu l’année suivante avec une croissance de 15 %. À la surprise générale, la tendance est maintenue en 2003. À fin mai, le pays a drainé 12,5 milliards de DH au titre des transferts MRE, soit une croissance de 5,7 % en année glissante. Concrètement, 70 % des transferts sont réalisés via les réseaux bancaires et postaux et 30 % proviennent du change manuel. Néanmoins, ce dernier progresse plus rapidement, gagnant plus de 10,4 % à fin mai en année glissante contre 4,8 % seulement pour les virements bancaires et 2,9% pour les mandats postaux.

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