Accord de l’UE pour la hausse du prix du visa Schengen de 35 à 60 euros

La Suède, la Grèce et la Hongrie ont cependant voté contre, mais cela ne suffisait pas à former une minorité de blocage.

En raison de la création fin 2007 d’une base centrale informatisée des visas qui comprendra des données biométriques (empreintes digitales, photos numérisées), la France avait réclamé cette hausse pour financer la mise aux normes de son réseau consulaire, le plus important de l’UE avec quelque 200 postes.

La hausse concernera les visas de séjour de courte durée (trois mois maximum), mais pas les visas de long séjour dont le prix est décidé par chaque Etat membre. Des exemptions ont été prévues pour les enfants de moins de 6 ans, les étudiants et les chercheurs.

Les pays, qui ont "une perspective européenne", comme ceux des Balkans, pourront aussi bénéficier d’un prix réduit s’ils acceptent de conclure un accord de réadmission des clandestins qui transitent par ces pays vers l’UE, comme cela a été fait avec la Russie et est en négociations avec l’Ukraine.

La Grèce et la Hongrie ont voté contre car elles voulaient des exemptions pour larges pour les pays des Balkans. La Suède voulait une exemption pour tous les jeunes de moins de 18 ans.

L’espace Schengen comporte actuellement quinze pays (les ex-Quinze, moins le Royaume-Uni et l’Irlande plus la Norvège et l’Islande).

Il devrait s’élargir fin 2007 aux dix nouveaux Etats membres de l’UE ainsi qu’à la Suisse, une fois que le Système d’information Schengen deuxième génération (SIS II) qui connecte différents fichiers nationaux, notamment les signalements à des fins de refus d’entrée, sera opérationnel. La base de visas partagera la même base informatique que le SIS II.

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