Algérie: l’opposition appelle à des élections anticipées

Algérie: l’opposition appelle à des élections anticipées

Les signes «de décomposition de l'Etat algérien sont de plus en plus manifestes», à l'image du dernier mouvement de protestation des policiers.


La sonnette d’alarme est tirée par des partis de l'opposition algérienne lundi 20 octobre 2014. Pour faire face à une situation de plus en plus intenable, ces partis ont appelé, lundi, à des élections anticipées. Dans un communiqué, l'opposition estime qu'il n'existe de solution alternative à cette situation que «le retour à la volonté populaire à travers un processus électoral libre, régulier et transparent supervisé par une instance électorale indépendante».



Les formations, regroupées dans le cadre de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), ont fait assumer au pouvoir en place «la conjoncture et les événements graves» dans le pays, qui sont le résultat de «la mauvaise gouvernance ».

La fronde inédite des policiers algériens, qui ont notamment manifesté la semaine dernière devant le palais présidentiel, avait suscité de vives réactions dans les rangs des figures de l'opposition, unanimes à souligner la gravité de ce précédent et à mettre en garde contre ses conséquences fâcheuses.



Selon le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, cette protestation exprime «la déliquescence de l'Etat et l'ampleur de la crise et de l'impasse institutionnelles». «Aujourd'hui, toutes les institutions de l'Etat sont illégitimes et frappées de sclérose à cause de la persistance de la crise politique », avait-t-il estimé, faisant observer que «le constat de la vacance du pouvoir au niveau de la première institution de l'Etat (maladie du président, ndlr) est partagé par tous y compris par nos partenaires étrangers».

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