Ban Ki-moon, nouveau patron de l’ONU

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ban Ki-moon, a été choisi par le Conseil de sécurité des Nations unies pour devenir le prochain secrétaire général de l’ONU. Sa nomination a été officialisée lundi par les 15 membres du Conseil de sécurité.
Le Sud-Coréen prendra donc les rênes de l’ONU pour cinq ans en pleine crise sur le nucléaire nord-coréen. Une crise provoquée par le premier essai réalisé par le régime de Pyongyang.
À Séoul, M. Ban a exprimé sa gratitude et s’est engagé à travailler au règlement pacifique de la crise sur le programme nucléaire nord-coréen.
«Cela devrait être un moment de joie, mais j’ai le cœur très lourd. En dépit des avertissements concertés de la communauté internationale, la Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire », a confié le Sud-Coréen aux médias de son pays. Six autres candidats étaient en lice pour succéder à Kofi Annan. Mais ils s’étaient tous retirés.
Comme le prévoit la charte de l’ONU, il reviendra aux 192 membres de l’Assemblée générale de ratifier la nomination de Ban, et ce diplomate de 62 ans deviendra le 1er janvier prochain le huitième secrétaire général de l’ONU.
Ban Ki-Moon désirait faire carrière dans la diplomatie depuis sa rencontre, à l’âge de 18 ans, avec le président américain John F. Kennedy à la Maison-Blanche en 1962, dans le cadre d’un programme organisé par la Croix-Rouge américaine. Il est considéré comme un homme doux chérissant les relations avec autrui. Certains parlent de lui comme d’un diplomate-né qui a la capacité d’éviter de se faire des ennemis. Il se querelle rarement avec les députés «faucons» du Parlement, contrairement à d’autres membres du gouvernement sud-coréen. Mais d’autres le jugent insuffisamment solide pour le poste.
À cela, Ban Ki-Moon répond qu’il a assumé la lourde tâche de ministre des Affaires étrangères. «Cela n’a pas été un poste facile», disait-il récemment lors d’un entretien accordé à l’agence Associated Press. «Parfois je peux apparaître comme un dirigeant faible et doux. On peut me considérer comme une personne douce, mais j’ai une force intérieure», avait-il ajouté.
Né le 13 juin 1944, M. Ban a obtenu un diplôme en relations internationales à l’Université de Séoul en 1970, ainsi qu’une maîtrise en administration publique (MBA) à l’Université de Harvard en 1985. Il a été en poste en Inde, puis en Autriche, à l’ONU et aux Etats-Unis, avant d’être nommé aux Affaires étrangères en janvier 2004. À Paris, où le secrétaire général sortant était particulièrement apprécié, le porte-parole du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattei, a estimé lundi que Ban Ki-moon disposait «à l’évidence de toutes les qualités nécessaires pour assurer cette difficile fonction».

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *