Bruxelles veut développer l’immigration économique dans l’UE

Il ne s’agit ainsi pas de fixer le nombre de travailleurs autorisés à venir dans chaque pays, qui restera une compétence nationale, comme le défend vigoureusement l’Allemagne.

D’ici 2009, Bruxelles proposera quatre directives (lois), qui traiteront des conditions d’entrée et de séjour de certaines catégories (travailleurs hautement qualifiés et travailleurs saisonniers, personnes transférées au sein de leur entreprise, et stagiaires rémunérés).

Pour les travailleurs saisonniers, dans l’agriculture, le bâtiment ou le tourisme, Bruxelles pense à "un mécanisme combiné (titre de séjour/permis de travail), qui permettra de travailler pendant un certain nombre de mois par année, ce durant quatre ou cinq ans".

"Si un travailleur a l’assurance de pouvoir travailler quatre ou cinq mois en Italie chaque année pendant cinq ans, il sera moins tenté d’y rester illégalement", a expliqué le commissaire en charge du dossier, Franco Frattini.

M. Frattini risque cependant de se heurter sur ce point au gouvernement allemand, qui a annoncé mardi son intention de remplacer 10% des 325.000 travailleurs agricoles saisonniers étrangers par des demandeurs d’emploi allemands.

Bruxelles entend en outre proposer une directive générale qui définira les droits (sociaux, formation…) de l’ensemble des travailleurs migrants admis dans l’UE.

Ce programme fait suite à une consultation lancée en janvier dernier dans laquelle Bruxelles soulignait, "qu’entre 2010 et 2030, aux taux d’immigration actuels, le déclin de la population active de l’Europe des 25 occasionnera une baisse du nombre de travailleurs de l’ordre de 20 millions".

Toutes les mesures concernant l’immigration légale devront être adoptées à l’unanimité des 25.

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