Conférence sur la sécurité à Munich

Conférence sur la sécurité à Munich

Munich s’apprête à accueillir samedi et dimanche des ministres, des parlementaires, des experts des questions stratégiques, des représentants des lobbies industriels. En effet, quelque 250 ministres et personnalités de la Défense d’une trentaine de pays, dont une partie d’Europe de l’Est et du Moyen-Orient, assisteront à la 40ème Conférence internationale sur la sécurité de Munich.
Parmi les personnalités attendues, on compte le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, les ministres de la Défense russe, Sergueï Ivanov, français, Michèle Alliot-Marie, britannique, Geoff Hoon, allemand, Peter Struck, accompagné du chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer. Plusieurs dizaines de personnalités américaines vont se déplacer pour participer à cette conférence. Les délégations des nouveaux pays membres de l’Otan, mais aussi d’Ukraine, de Russie, des Balkans sont aussi attendues. Du Moyen-Orient, la Jordanie, Israël, l’Autorité palestinienne, l’Iran devraient être représentés, ainsi que des représentants gouvernementaux ou experts venus du Pakistan, d’Inde et même de Chine. Toutefois, aucune délégation du gouvernement afghan ou du conseil irakien, mis en place sous occupation américaine, n’est attendue. Le programme officiel comprend trois thèmes. La conférence débattra des perspectives des relations transatlantiques mises à rude épreuve l’année dernière par la guerre américo-britannique contre l’Irak, du futur de l’Otan et des développements d’avenir au Moyen-Orient. Une réunion informelle de l’Otan se tiendra au préalable vendredi.
Le forum de Munich permet aux gouvernements de faire des propositions et d’observer les réactions des partenaires en prévision de décisions ultérieures. Ces dernières seront soumises au sommet de l’Otan en juin à Istanbul. L’Otan se contente du soutien logistique à la division multinationale dirigée par la Pologne en Irak. La conférence de Munich tenue l’année dernière avait été marquée par le heurt entre les Etats-Unis et les pays opposés à la guerre américano-britannique imminente contre l’Irak, dont la France et l’Allemagne. Washington et Londres lancèrent les hostilités en mars, sans l’aval des Nations Unies.
La polémique sur l’absence de découverte d’armes de destruction massives en Irak, principale raison invoquée par Washington et Londres pour déclencher les hostilités sans l’aval des Nations Unies, surgit au moment où Washington s’efforce d’obtenir un engagement collectif de l’Otan.
Par ailleurs, le nouveau secrétaire général de l’Otan, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, profite de ce rendez-vous annuel pour exposer sa vision concernant l’Afghanistan, où l’Alliance joue à présent sa crédibilité.
En effet, et ayant pris le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) à Kaboul en août dernier, l’Otan veut étendre sa présence dans le reste du pays. Pour cela il faut envoyer plusieurs milliers de soldats supplémentaires. Cependant, l’Otan peine à dégager les ressources nécessaires.

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