Israël : début de la bataille électorale

Israël : début de la bataille électorale

Mardi soir, les grandes chaînes de télévision israéliennes ont commencé à diffuser les spots électoraux faits avec soin par les différents partis politiques, entamant ainsi la campagne électorale officielle sur les ondes pour les élections législatives israéliennes prévues pour le 28 mars.
Dans un des clips de Kadima, on entend les candidats parler de Sharon alors que défilent des images de l’absent : Sharon dans son ranch du Néguev, Sharon le héros de la Guerre du Kippour en 1973, Sharon Premier ministre au Mur des lamentations, Sharon avec le père fondateur d’Israël, David Ben Gourion…
Puis, surgit l’image de l’héritier : Ehud Olmert, le Premier ministre par intérim : «Quel Etat d’Israël préparons-nous pour les générations futures? Je vois un pays qui vit dans ses frontières définitives, un Etat juif avec une majorité juive», dit-il.
Bien avant le début du démarrage officiel de la campagne, Ehud Olmert avait déjà commencé la sienne, suivant les traces d’Ariel Sharon.
Le raid israélien sur la prison de Jéricho où était détenu Ahmed Saadat, le chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), accusé par Israël d’avoir participé à l’assassinat d’un ministre israélien, Rehavam Zéevi, en octobre 2001, annonce la couleur de sa politique. Une politique qui n’est autre que la continuité de celle du fondateur de Kadima. Rappelons que ce raid avait embrasé la bande de Gaza.  En effet, le programme du parti Kadima pour les élections joue principalement la carte de « sécurité ». Il formule l’objectif stratégique de fixer les frontières définitives israéliennes et de maintenir le caractère juif israélien, et lance le deuxième plan de retrait unilatéral qui consiste à continuer à appliquer l’action de retrait unilatéral tout en relogeant les colons évacués dans des blocs de colonies plus importants.
Le Groupe Likoud, lui, a souligné que le Parti Kadima n’est pas capable d’assumer la responsabilité de la sécurité israélienne. Il a critiqué le nouveau plan de retrait unilatéral formulé récemment par le parti Kadima en le considérant comme un prix accordé au terrorisme.
Benjamin Netanyahu semble être trop attaché à ses opinions sur le retrait unilatéral. Il a déclaré qu’aucun pays raisonnable ne cède sans aucune raison des territoires. Il a promis que si le Groupe Likoud remportait les élections législatives, on construirait un «mur de fer» contre le Hamas.
Le travailliste Amir Peretz, un syndicaliste d’origine marocaine, a lui aussi axé sa campagne sur le volet de la pauvreté. Il considère la lutte contre la misère comme une priorité. «Avec nous, il n’y aura pas d’enfants qui ont faim», répète-t-il lors de ses meetings. Mais contrairement aux deux autres grands partis, le parti travailliste insiste surtout sur les questions économiques et sociales. Selon le dernier sondage de l’opinion publique, le parti Kadima pourrait remporter dans les élections législatives 13 des 120 sièges dans l’Assemblée.
Le parti travailliste et le Groupe Likoud pourraient en obtenir respectivement 9 et 18. Mais à l’approche de la date du scrutin, la lutte entre les trois principales formations en lice serait encore plus acharnée.

 Israël : la pauvreté gagne du terrain


L’économie du pays a crû de 5,2% l’an dernier, après des années de récession. Le chômage touchait 8,7% de la population active en janvier dernier, contre 10,9% trois ans plus tôt. Une embellie dont de nombreux Israéliens, immigrés récents ou salariés aux revenus modestes, n’ont pas profité. Selon des chiffres de l’Institut d’assurance national israélien, un tiers des habitants de l’Etat juif vit au-dessous du seuil de pauvreté, soit 15% de plus que dans les années 1990. Chez les enfants, la proportion monte à un sur trois.

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