Italie : polémique sur une mise en garde américaine à la veille des élections

"Cette mise en garde m’a porté un coup. Elle crée un climat d’angoisse et ce n’est pas utile", a déploré M. Prodi à la radio.

"Les Etats-Unis ont parfaitement le droit de mettre en garde leurs citoyens contre les manifestations italiennes", a répliqué le chef du gouvernement Silvio Berlusconi lors d’une conférence de presse convoquée à l’issue d’un conseil des ministres à Rome.

"Prodi a commis une ingérence dans les affaires américaines, et non le contraire. Son intervention est hors de propos", a ajouté M. Berlusconi.

"La mise en garde aux citoyens américains n’est pas venue du gouvernement italien", s’est-il défendu. "Si moi j’étais américain, je ne serais pas tranquille dans ces manifestations", a-t-il ajouté.

"J’ai le droit et même le devoir de dénoncer le comportement de cette gauche qui veut faire élire au Parlement le chef de ceux qui usent la violence contre des manifestations légales", a insisté M. Berlusconi.

Le chef du gouvernement faisait allusion à la candidature du chef du mouvement "No Global" à Naples (sud), Francesco Caruso, sur une liste du parti Refondation communiste (Prc).

"La sortie de Romano Prodi est simplement une manière de masquer la réalité, c’est à dire que la gauche protége ceux qui pratiquent la violence", a-t-il accusé.

La mise en garde publiée par le Département d’Etat américain était jeudi sur tous les journaux de la péninsule. "Les manifestations pourraient être importantes et même les démonstrations pacifiques peuvent devenir violentes", avertit la note.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a accusé mercredi l’opposition de gauche de fomenter des violences pendant ses réunions électorales et de mettre la démocratie en danger en Italie.

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