La présidentielle se jouera sur la sécurité américaine

La sécurité américaine et le terrorisme s’imposent comme un thème d’affrontement majeur entre les présidentiables américains Barack Obama et John McCain, qui font tout pour durcir le contraste entre leurs positions.
«Il y a deux façons de mener cette guerre contre le terrorisme: intelligente ou stupide. Nous avons vu sept ans de (stupidité) de la part de George W. Bush et John McCain», a résumé mercredi Susan Rice, une des principales conseillères en politique étrangère du démocrate Barack Obama, interrogée par la télévision MSNBC. Avec un vocabulaire légèrement plus mesuré, l’ancien maire républicain de New York Rudolph Giuliani, surnommé «le maire de l’Amérique» pour avoir géré l’après-11-Septembre, a accusé Barack Obama, «presque sur tous les dossiers, d’avoir une approche beaucoup plus douce, une approche défensive, pour combattre le terrorisme». L’élection présidentielle de novembre offrira un choix : «voulons-nous être en défense ou à l’offensive contre le terrorisme», a ajouté M. Giuliani lors d’une conférence téléphonique.
Barack Obama a présenté l’alternative un peu différemment : «John McCain veut continuer la politique étrangère de Bush/Cheney; je veux tourner la page», a-t-il expliqué lors de la première réunion d’un groupe de travail qu’il a constitué sur ce thème.
«Au lieu d’adhérer à une idéologie rigide, je veux revenir à la tradition pragmatique de la politique étrangère américaine (..), une politique centrée sur l’utilisation de tous les éléments de la puissance américaine pour protéger notre peuple et défendre nos intérêts», a-t-il ajouté. On trouve dans ce groupe de travail autour de M. Obama des proches de l’ancienne Première dame Hillary Clinton, comme l’ex-secrétaire d’Etat Madeleine Albright.
Mme Clinton avait prédit durant les primaires démocrates que la présidentielle se jouerait sur le dossier de la sécurité nationale. Elle avait d’ailleurs implicitement mis en cause les capacités de M. Obama dans ce domaine en demandant, dans un spot de campagne, s’il serait en mesure de prendre la bonne décision si le téléphone rouge de la Maison Blanche sonnait à 3 heures du matin.
Mardi, les proches de John McCain avaient recouru à l’insulte suprême: Obama a «une mentalité du 10 septembre», avait dit son conseiller en politique étrangère Randy Scheunemann.

• Charlotte Raab (AFP)

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