Le Conseil constitutionnel rejette les recours

Le président Abdelaziz Bouteflika prêtera serment dans la semaine pour entamer un troisième mandat de cinq ans. Le Conseil constitutionnel a validé sa réélection et rejeté les 57 recours de l’opposition pour fraude massive lors du scrutin du 9 avril. Le président réélu, âgé de 72 ans, a recueilli 90,23% des suffrages exprimés, soit 0,01 point de moins qu’annoncé avant validation, selon le président du Conseil constitutionnel Boualem Bessaih, cité mardi par l’agence de presse officielle APS. Quant à la participation, elle s’est élevée à 74,56% des inscrits, soit un demi-point de plus que l’évaluation initiale déjà très élevée du ministère de l’Intérieur. La candidate de l’extrême gauche Louisa Hanoune a obtenu 4,5% des voix, Moussa Touati, 2,31% des voix pour le Front national algérien (FNA), les islamistes modérés Djahid Younsi et Mohammed Saïd respectivement 2,04% et 0,92%. Le militant des droits de l’Homme Ali Fawzi Rebaïne finit dernier avec 0,86%, selon le Conseil constitutionnel. Quatre des candidats avaient déposé un recours devant cette instance. M. Rebaïne a dit avoir l’intention de saisir également les Nations unies. La Constitution algérienne dispose que le président prête serment dans la semaine qui suit son élection et entre en fonction aussitôt après. Le président Bouteflika a par ailleurs reçu mardi, la visite de l’envoyé spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, qui avait déjà fait une étape au Maroc et se rend cette semaine en Tunisie, en Israël, dans les Territoires palestiniens et dans plusieurs pays arabes. «C’est une excellente idée d’inclure l’Afrique du Nord dans vos consultations», lui a dit le président algérien. Malgré la publication officielle des résultats, l’ancien chef du gouvernement algérien, Ahmed Benbirour (1997-1999), estime que les résultats portent les marques des précédentes dictatures, connues à travers l’histoire pour leur élection avec des pourcentages surréalistes. M. Benbitour, qui avait démissionné du gouvernement quelques mois seulement après la première élection d’Abdelaziz Bouteflika en 1999, a dit mardi, douter de la capacité du président à tenir ses promesses électorales dans le contexte actuel s’il n’a pas pu le faire avant, alors qu’il bénéficiait d’une situation économique favorable au niveau mondial.

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