Le G8 confiant

Les conditions de la reprise de la croissance mondiale «sont en place» selon les pays membres du G8, qui se sont dits «confiants dans le potentiel de croissance de leurs économies». C’est en tout cas le message que les grandes puissances ont voulu faire passer à l’issue de leurs trois jours de travaux, tout en s’engageant à «réaliser les objectifs et à respecter le calendrier général fixé dans le cadre du programme de Doha pour le développement». En l’absence du président américain, parti lundi, les sept autres pays se sont aussi prononcés mardi sur un certain nombre de questions internationales, et en premier lieu l’Irak d’après-guerre. Ils ont plaidé pour «un Irak pleinement souverain, stable et démocratique» et se sont dits prêts à collaborer à la reconstruction du pays. «On peut éventuellement faire une guerre seul mais on ne peut pas faire la paix seul », a tenu à rappeler le président Chirac, estimant être en accord avec M. Bush sur le sujet. Les deux hommes ont-ils réellement opté pour la réconciliation ? «Le passé est le passé. Passons à la suite», a estimé le dirigeant français tout en plaidant pour un monde multipolaire et le respect des règles internationales. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’hôte des lieux a tenu à «élargir» le dialogue d’Evian à une douzaine de pays émergents et en développement… au risque d’irriter Washington. Outre l’aide au développement durable, à la lutte contre le sida, Jacques Chirac a mis l’accent sur la solidarité avec l’Afrique, un continent «à la dérive». Parmi les autres mesures adoptées par le G8, figurent enfin la lutte renforcée contre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. La Corée du Nord et l’Iran ont été rappelés à l’ordre pour leur programme nucléaire respectif par les Huit qui ont par ailleurs créé un groupe d’action contre le terrorisme.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *