L’Oncle Sam à la rescousse du Liberia

L’Oncle Sam à la rescousse du Liberia

Les effets de la tournée du président américain, Georges W.Bush, dans plusieurs pays d’Afrique commencent à apparaître. En effet, celui-ci a laissé entendre lundi, que son pays serait prêt à envoyer des troupes de maintien de la paix au Liberia. Toutefois, les Etats-Unis n’ont pas l’intention d’y dépenser énormément d’énergie. C’est ce qu’a tenu à préciser Bush. « Tout engagement de notre part serait limité en taille et en durée », a-t-il déclaré après avoir évoqué le sujet avec le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Au dernier jour de son voyage en Afrique, George Bush avait déclaré que les Etats-Unis ne laisseraient pas des « terroristes » s’installer sur le continent et a salué les efforts du Nigeria pour ramener la paix au Liberia, où Washington entend jouer un rôle « actif ». Mais la participation militaire ou logistique ne pourra se faire qu’à une condition préalable: le départ du président libérien, Charles Taylor. Bush a demandé à ce dernier d’accepter une proposition d’exil au Nigeria afin de mettre un terme à la guerre civile libérienne, dont les effets se sont propagés dans des pays voisins tels que la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Lors de son périple africain, bon nombre de chefs d’Etats ont exhorté Bush à déployer au Liberia des soldats qui dirigeraient ou, du moins, prêteraient assistance à une force de paix d’un millier d’hommes que se propose de mettre en place la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Une autre option pour Washington serait de limiter sa contribution à un simple soutien logistique. Pour sa part, Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies a ébauché un scénario prévoyant l’envoi par la Cedeao de 1.000 à 1.500 soldats. Ensuite, Taylor quitterait le pays alors que de nouveaux soldats, envoyés par les Etats-Unis et la Cedeao, arriveraient sur le terrain. Juste après les déclarations de Georges W.Bush, le principal mouvement rebelle libérien a souhaité que des soldats américains soient « massivement déployés » au Liberia. « Nous aimerions voir une présence massive de soldats américains sur le terrain. Autant qu’il en faudra pour nous aider », a déclaré Kabineh Ja’neh, le porte-parole des Lurd (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie). Interrogé sur une date de décision finale sur le rôle américain au Liberia, le président a répliqué: « Aussitôt que possible ». En fait, Bush ne compte pas prendre une décision définitive tant qu’il n’a pas encore lu le rapport des experts américains qui se trouvent actuellement au Liberia. Des négociations de paix se tiennent dans la capitale ghanéenne, Accra, depuis plusieurs semaines. Rappelons que le Liberia, pays fondé au XIXe siècle par des esclaves américains affranchis, est ravagé depuis 14 ans par une guerre civile qui a coûté la vie à 200.000 personnes.

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