Londres poursuit sa politique d’expulsion

Les autorités britanniques ont placé jeudi sept étrangers en attente d’expulsion "pour des raisons de sécurité nationale", signe du durcissement intervenu depuis les attentats de juillet à Londres.  Le même jour, le ministre de l’Intérieur Charles Clarke devait transmettre aux partis d’opposition certaines clauses controversées de son projet de loi antiterroriste pour tenter d’obtenir leur soutien avant la publication officielle du texte mi-octobre.
Les autorités ont refusé de donner des informations sur les identités ou les nationalités des étrangers placés jeudi en détention.
Selon les médias britanniques, citant des sources non identifiées, figurent parmi eux des Nord-Africains acquittés lors d’un procès en avril sur une tentative d’attentat utilisant un poison, la ricine. "Nous pouvons confirmer que les services d’immigration ont placé jeudi en détention sept individus, conformément aux pouvoirs permettant au ministre de l’Intérieur d’expulser des individus dont la présence en Grande-Bretagne n’est pas favorable à l’intérêt général pour des raisons de sécurité nationale", a indiqué à l’AFP une porte-parole du ministère de l’Intérieur. L’opération a été conduite par les polices de Londres et de Manchester, a-t-elle précisé. "La loi de 1971 sur l’immigration accorde des pouvoirs pour expulser des individus et les garder en détention jusqu’à leur expulsion. C’est sur cette base que les services d’immigration ont placé ces sept étrangers en détention", a-t-elle ajouté. "Ils seront gardés dans un établissement pénitentiaire sécurisé et nous ne publions pas leur nom", a-t-elle dit.
Selon Press Association, certains de ces hommes ont été blanchis en avril lors du procès sur une tentative de complot à la ricine. Un Algérien membre présumé d’Al-Qaïda, Kamel Bourgass, y avait été condamné à 17 ans de prison. 

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