Madagascar : trois hommes soupçonnés de trafic d organes brûlés vifs

Madagascar : trois hommes soupçonnés de trafic d organes brûlés vifs

A Magadascar, sur l’île touristique de Nosy Be, trois hommes, dont au moins un Français, soupçonnés par la foule d’avoir tué et mutilé un enfant ont été lynchés jeudi.

« Deux étrangers sont décédés. Nous avons confirmation de la nationalité française de l’un d’entre eux », a précisé le porte-parole du Quai d’Orsay Philippe Lalliot, lors d’un point de presse, ajoutant que la France compte sur la justice malgache pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ces événements.

Tout commence mercredi soir, lorsque le corps sans vie d’un jeune garçon de 8 ans, disparu depuis quelques jours a été retrouvé sur la plage, mutilé, privé de ses organes génitaux et de sa langue. Pour la population locale c’en est trop, car selon la rumeur locale, neuf enfants auraient déjà disparus mystérieusement en à peine quelques jours.

Mercredi soir, la foule s’en prend d’abord à un malgache, l’oncle du jeune garçon retrouvé mort. « Dans la soirée, et dans une atmosphère d’émeute, quelques hommes ont amené un Malgache dans une Renault 4, l’en ont sorti et ont jeté son corps dans un brasier devant quelque 300 personnes en délire », a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

Le lendemain matin, c’est au tour de deux européens de subir le même sort…

Selon les déclarations de l’adjoint du commandant de la gendarmerie nationale, le général Guy Bobin Randriamaro, à l’AFP, les deux Européens lynchés ont avoué sous la torture des émeutiers avoir commis des trafics d’organes ».

Pour le moment, impossible de connaître la nature des soupçons de la gendarmerie qui ne précise pas si les enquêteurs tendent à privilégier la piste du trafic d’organes ou de pratiques locales de sorcellerie.

Un français habitant sur les lieux confie au journal Le Parisien que « Ces histoires de trafic d’organes ou de corps découpés ne sont que des rumeurs. Le corps de l’enfant disparu a été retrouvé hier soir (mercredi soir, ndlr) sur la plage après avoir été ramené par la mer. Il était habillé ».  Témoin du lynchage public qui a eu lieu le jeudi matin, il raconte : « Ca m’a réveillé. J’ai vu une foule énorme arriver, je dirais entre 3.000 et 4.000 personnes, y compris des femmes et des enfants. Les deux hommes ont été tabassés puis jetés sur un brasier. C’est quelque chose d’atroce à vivre. Malheureusement, il était impossible d’intervenir. »

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