Marche et sit-in de protestation en Kabylie

Cette marche de protestation, qui a réuni plusieurs centaines de délégués de la coordination inter-wilayas des Aarouchs, et des comités de village de Tizi-Ouzou, entendait réclamer la libération d’une dizaine de personnes arrêtées lors des émeutes des 6 et 7 décembre dernier. sElle visait mais aussi à dénoncer les pourparlers qui ont débuté le 6 décembre entre le Premier ministre algérien Ali Benflis et une délégation Aarouch, que la coordination ne reconnaît pas. Alors que les manifestants organisaient un sit-in devant la wilaya, un collectif d’avocats a été reçu par le wali de Tizi-Ouzou, Hocine Ouadah, à qui ils ont demandé d’intervenir pour obtenir la libération des détenus. Le wali leur a conseillé d’introduire des demandes de remise en liberté provisoire et leur a promis de tenter d’intervenir auprès des autorités judiciaires. «Nous avons insisté pour que ce soit une marche des délégués pour ne pas donner l’occasion au pouvoir de réprimer. Nous sommes un mouvement pacifique. L’objectif de cette marche est de faire pression pour que les détenus soient libérés», a affirmé Belaïd Kadi, délégué de la coordination. Cette marche pacifique fait suite aux émeutes qui ont éclaté en Kabylie juste après qu’un lycéen eut été tué le 18 avril dernier dans la brigade de gendarmerie de Béni Douala. Elles se sont propagées dans toute la région et ont redoublé après que les gendarmes aient tiré à balles réelles sur des manifestants désarmés. Une soixantaine d’entre eux avaient alors été tués, et plusieurs milliers d’autres blessés. Le face à face entre la population kabyle et les autorités se poursuit donc depuis huit mois et aucune des deux parties ne semble être prête à céder du terrain. Ce mercredi, les différents comités ont fait appel aux Nations Unies, et au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, pour sortir le pays de la crise.

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