Mauritanie : Les tueurs présumés des touristes français extradés de Bissau

L’avion militaire mauritanien transportant les assassins présumés s’est posé samedi à 21H45 (GMT et locales) à l’aéroport de Nouakchott, où une commission policière les attendait afin de les transférer vers des locaux de la sûreté d’Etat.
Les deux assassins présumés, ainsi que trois autres Mauritaniens soupçonnés de complicité extradés de Guinée-Bissau par le même vol, doivent être entendu par la sûreté d’Etat mauritanienne pour une enquête préliminaire, avant d’être déférés ultérieurement devant la justice. « Nous les avons extradés. Il y avait juste une question de procédure à respecter et de papiers à signer », avait indiqué la directrice de la police judiciaire bissau-guinéenne Lucinda Barboza Ahukarié peu après le départ des 5 prévenus de Bissau. « La Guinée-Bissau va payer très cher le fait d’avoir maltraité les combattants de Dieu », a déclaré à la presse Sidi Ould Sidna, l’un des prévenus, avant de monter à bord de l’avion militaire mauritanien affrété pour l’expulsion. Trois autres Mauritaniens, soupçonnés de complicité, ont également été extradés par le même avion vers leur pays, a déclaré à l’AFP sous couvert de l’anonymat un responsable de l’aéroport de Bissau. Les deux assassins présumés ont avoué à la police bissau-guinéenne avoir tiré le 24 décembre sur une groupe de cinq touristes français, dont quatre sont morts et le cinquième a été grièvement blessé.Les deux suspects sont des proches de la Branche d’Al Qaïda au Maghreb (Baqmi). Le premier, Sidi Ould Sidna, né en 1987 à Nouakchott, avait été arrêté en novembre 2006 pour appartenance à un groupe terroriste. Il aurait notamment, selon la police mauritanienne, subi des entraînements militaires dans les maquis du GSPC algérien, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu Baqmi il y a tout juste un an, dans la zone désertique à cheval sur la Mauritanie, le Mali, l’Algérie et le Niger. Il était notamment chargé du recrutement de jeunes Mauritaniens qui devaient aller combattre en Somalie, selon la police. Ould Sidna avait été jugé et acquitté par un tribunal de Nouakchott en juillet 2007. Le second, Ould Sidi Chabarnou, né en 1981 à Nouakchott, n’a jamais été jugé mais plusieurs fois interpellé. Selon la police, il aurait eu des relations avec le GSPC et reçu des entraînements militaires dans ses camps.
Un troisième assassin présumé est toujours en fuite. Les trois Mauritaniens soupçonnés de complicité ont été arrêtés vendredi soir à Bissau par la police bissau-guinéenne alors qu’ils étaient en train de « filmer des officiers (des services) français », avait indiqué à l’AFP le directeur-adjoint de la police bissau-guinéenne, Edmundo Mendes.

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