Poursuite des blocages d’université en France

La coordination nationale étudiante a appelé à une "journée d’action" mardi avant deux autres journées de protestation, jeudi et samedi, pour maintenir avec les syndicats et l’opposition de gauche la pression sur le Premier ministre Dominique de Villepin qui refuse de retirer le Contrat Première Embauche (CPE).

Des assemblées générales ont reconduit le mouvement dans de nombreuses universités. D’autres ont rejoint le mouvement comme à Valenciennes (nord).

A Avignon (sud-est), une centaine d’étudiants ont vidé les locaux de la permanence UMP, le parti de droite au pouvoir.

Quelques dizaines de manifestants qui occupaient le Collège de France, dans le Quartier Latin à Paris, ont été évacués dans la nuit de lundi à mardi par les forces de sécurité, sans incident ni interpellation.

Les lycéens commencent à se joindre au mouvement. Ils ont également organisé mardi matin des assemblées générales, et parfois de petites manifestations, un peu partout en France.

Alors que le gouvernement cherche les moyens de sortir de la crise, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, qui préside l’UMP, a assuré devant les cadres du parti qu’il fallait être "ferme" sur le CPE "mais ne pas montrer d’excès de rigidité", selon un participant.

Principal rival à droite de M. de Villepin en vue de l’élection présidentielle de 2007, M. Sarkozy voit sa cote de popularité chuter avec celle du chef du gouvernement.

Le président Jacques Chirac, qui se trouvait mardi à Berlin pour un Conseil des ministres franco-allemand, a l’intention de "réaffirmer son soutien" au CPE, a fait savoir son entourage.

Les parlementaires socialistes ont annoncé vouloir déposer dans la journée un recours contre la loi instituant le CPE, devant le Conseil constitutionnel.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *