Proche-Orient : 150 Palestiniens quittent Gaza pour l’Egypte

Proche-Orient : 150 Palestiniens quittent Gaza pour l’Egypte

Selon des responsables palestiniens, près de 150 Palestiniens ont été autorisés jeudi à quitter la bande de Gaza, bouclée par Israél pour rejoindre l’Egypte. Il s’agit de la deuxième vague de travailleurs et d’étudiants palestiniens à quitter la bande de Gaza. Notons que depuis la prise de Gaza par le Hamas en juin, le poste-frontière de Rafah qui sépare l’Egypte et le sud de la bande de Gaza est fermé alors qu’il s’agit du principal point de passage vers l’étranger pour le 1,5 million d’habitants du territoire. Dimanche dernier, près de 75 Palestiniens avaient été autorisés à regagner l’Egypte. «Les Israéliens nous ont transmis mercredi une liste de 146 noms. Tous les voyageurs sont des Palestiniens résidant dans des pays arabes ou des étudiants», a affirmé un responsable palestinien chargé de la coordination avec Israël. Un voyageur palestinien du nom de Salim Mohammed a affirmé à l’AFP par téléphone avoir traversé «sans problème» le point de passage de Erez et être en route en bus pour le pont de passage d’Al-Oja à la frontière égyptienne.  Ainsi, trois bus ont été affrétés par Israël pour transporter les voyageurs.
La veille, l’émissaire des Nations Unies au Proche-Orient, Michael Williams avait fait part d’un «optimisme prudent» concernant le processus de paix dans la région. Cette situation peut s’expliquer par la reprise du dialogue israélo-palestinien et l’engagement de la communauté internationale. La rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert qui avait eu lieu mardi, a été l’occasion pour les deux hauts responsables d’aborder pour la première fois les sujets les plus épineux du processus de paix : la question des frontières définitives, le sort des réfugiés et le statut de Jérusalem. 
Dans son rapport final au Conseil de sécurité avant de quitter son poste, M. Williams avait estimé que les mesures diplomatiques doivent être maintenues afin d’éviter que la relance du processus de paix tourne court. Pour M. Abbas, la conférence de paix internationale , parrainée par les Etats-Unis et prévue pour novembre,  ne sera qu’une simple «perte de temps»  si Israël persiste dans sa volonté de ne formuler qu’une déclaration de principes.
Les Palestiniens souhaitent pour leur part engager rapidement des négociations détaillées sur un statut final pour la création de leur éventuel Etat.
Par ailleurs, mercredi, le roi Abdallah  de Jordanie s’était  entretenu avec Ehoud Olmert par téléphone. Les deux hommes ont évoqué les moyens de «faire avancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens», selon l’agence de presse officielle Petra.
Dans un communiqué, le palais royal a précisé que le souverain soutenait les demandes palestiniennes pour qu’Israël entre de plain-pied dans les sujets sensibles du conflit. Il a ainsi lancé un appel aux Palestiniens dans le but de s’unir et de parvenir à la création d’un Etat indépendant.

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