Reprise des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens

Les négociations «sont censées reprendre au cours de la semaine prochaine», a déclaré à l’AFP un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat. «Nous avons toujours dit que ces négociations devaient continuer, car nous faisons la différence entre les terroristes du Hamas et les Palestiniens modérés de l’Autorité», a-t-il ajouté. Un haut responsable de l’Autorité palestinienne, qui a aussi souhaité l’anonymat, a précisé pour sa part que la «reprise des négociations est prévue  pour mercredi prochain». Le président palestinien Mahmoud Abbas a confirmé mercredi qu’il avait «l’intention» de reprendre les négociations de paix avec Israël. Il avait auparavant conditionné la reprise des négociations, qu’il avait décidé de suspendre dimanche pour protester contres les attaques israéliennes meurtrières à Gaza, à une trêve dans les violences. Plus de 130 Palestiniens ont été tués dans des attaques israéliennes menées depuis le 27 février dans la bande de Gaza en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes.
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice avait annoncé mercredi à Jérusalem qu’Israéliens et Palestiniens avaient «l’intention» de reprendre les négociations, affirmant que la conclusion d’une trêve «n’était pas une condition». Ces déclarations avaient été faites avant un attentat meurtrier perpétré jeudi à Jérusalem par un Palestinien dans école religieuse. Mais Israël n’a, à aucun moment, menacé d’un arrêt des négociations à la suite de cet attentat. Ces pourparlers, censées toucher aux questions de fond, ont été difficilement relancés fin novembre lors de la conférence d’Annapolis (Etats-Unis). Par ailleurs, un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, devait se rendre dimanche en Egypte pour discuter de la situation dans la bande de Gaza, apprend-on de source de sécurité israélienne. Interrogé par la seconde chaîne (privée) de la télévision israélienne sur cette visite, M. Gilad, conseiller politique au ministère de la Défense, n’a pas souhaité répondre. Il n’a pas exclu, implicitement, une trêve négociée par l’Egypte. Il a posé deux conditions à la fin des raids israéliens, en réponse aux tirs de roquettes palestiniennes : «l’arrêt total des tirs de roquettes et l’arrêt du passage d’armes en contrebande de l’Egypte vers la bande de Gaza». M. Gilad a réaffirmé en outre qu’Israël ne négociait pas de trêve avec le mouvement islamiste Hamas. Il a cependant relevé que le «Hamas n’était pas uniquement une organisation terroriste», mais qu’elle avait également des objectifs politiques. Il a estimé que le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin, était «conscient du risque qu’il prenait en poursuivant ses provocations» contre Israël, en référence notamment aux tirs de roquettes à moyenne portée contre la ville d’Ashkelon, dans le sud d’Israël.

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