Seize morts dans un double attentat

Deux bombes ont explosé dimanche soir à Istanbul, faisant au moins 16 morts et 154 blessés, un attentat qui survient alors que la Turquie traverse une période de tension, entre une enquête sur un gang putschiste et la possible interdiction du parti au pouvoir. Un blessé a succombé à ses blessures à l’hôpital ce qui porte le bilan des attentats à 16 morts, a déclaré le ministre de la Santé Recep Akdag, cité par l’agence Anatolie, à Istanbul.
Le bilan des attaques pourrait s’aggraver car sept personnes sont très grièvement blessées, a-t-il souligné, ajoutant que des enfants se trouvent parmi les morts. 154 blessés ont été recencés dans différents hôpitaux de la première métropole du pays. 
L’attentat s’est produit sur une avenue commerçante du quartier de Güngoren, sur la rive européenne d’Istanbul. «Il n’y a aucun doute qu’il s’agit d’une attaque terroriste», a déclaré aux journalistes le gouverneur d’Istanbul Muammer G ler, cité par Anatolie. «Il y a eu deux explosifs (…) Tous deux étaient disposés dans des poubelles. Ils ont explosé avec 10 à 12 minutes d’intervalle. Après la première explosion, les gens se sont bien sûr rassemblés et c’est alors qu’est survenue la deuxième explosion, qui a fait des morts», a expliqué M. G ler. Selon les déclarations de témoins recueillies par les médias, la seconde déflagration était beaucoup plus forte que la première, étayant la thèse d’un piège destiné à faire autant de victimes que possible. «Après la première explosion, les gens se sont rassemblés. Il y avait une vraie foule. Cinq à dix minutes plus tard il y a eu la deuxième. Elle était beaucoup plus forte que la première. L’immeuble où je me trouvais a été secoué. Il y avait des blessés jusqu’à 40 mètres» de l’épicentre de la déflagration, a déclaré Alaattin Hatayoglu, président d’une association, à Anatolie. NTV a affirmé que la police privilégiait la piste des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Interrogé par les journalistes sur cette hypothèse, M. G ler a cependant estimé qu’il était trop tôt pour se prononcer. Pour la presse cependant il ne fait aucun doute que ces attaques sanglantes sont l’affaire du PKK affaibli par des offensives de l’armée turque en Turquie et dans le nord de l’Irak, où des centaines de rebelles se sont réfugiés. « Massacre de civils du PKK», titrait lundi le grand journal H rriyet. Plusieurs attentats survenus à Istanbul ont été attribués dans le passé au PKK.               

• Nicolas Cheviron (AFP)

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