Thaïlande-Cambodge : Les armes se taisent après trois jours de combats

Thaïlande-Cambodge : Les armes se taisent après trois jours de combats

Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères a souhaité lundi engager des négociations directes avec le Cambodge après trois jours de combats frontaliers qui ont fait 12 morts et des milliers de déplacés.
Cet appel à des discussions bilatérales est intervenu après l’annulation d’une visite dans les deux pays de son homologue indonésien, président en exercice de l’Asean (Association des Nations du Sud-Est asiatique), qui était parvenu à obtenir un cessez-le-feu le 22 février dernier. Cette trêve prévoyait l’envoi d’observateurs militaires indonésiens le long de la frontière disputée, qui ne s’est jamais concrétisé. Interrogé à ce sujet lors d’une visite dans un camp de personnes évacuées, le chef de la diplomatie thaïlandaise Kasit Piromya a assuré que Bangkok n’y était pas opposé, tout en assurant qu’il s’agissait d’une «question sensible». La Thaïlande souhaite que le conflit soit résolu de manière bilatérale, par le biais d’une commission mixte qui n’a pas réussi, depuis dix ans, à délimiter clairement la frontière. De larges zones frontalières ne sont pas clairement délimitées et peuvent être contestées par l’une ou l’autre des parties. Ce conflit territorial est le plus violent depuis deux décennies entre les deux voisins. Les combats qui ont éclaté vendredi dernier près de deux temples hindous du 12e siècle avaient été précédés en février de quatre jours d’affrontements qui avaient fait 11 morts autour d’un autre temple, Preah Vihear, situé à 150 km plus à l’est.

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