Un conseiller du président du Bénin demande à Sarkozy un droit à la France


Dans une lettre ouverte dont l’AFP a obtenu copie, M. Tévoèdjéré explique qu’en raison du passé commun du Bénin et de la France, ancienne puissance coloniale, "nous avons droit à la France autant sinon davantage que certains ressortissants européens qui s’installent désormais sans nulle barrière de Dunkerque à Avignon".

Le conseiller de Thomas Yayi Boni propose que le Bénin accueille un "dialogue positif pour découvrir et inventer les projets et les mesures pouvant effectivement retenir en Afrique ceux qui n’ont que le choix de partir", estimant qu’un vrai co-développement constitue la seule solution.

Evoquant les combats des tirailleurs africains incorporés dans l’armée française dans les deux guerres mondiales, la traite négrière, et la langue commune, il estime que "notre histoire mêlée à la vôtre fait de nous des +ayant droit à la France+".

"Chez nous les choses sont claires depuis longtemps. Nous sommes la terre d’origine de Toussaint Louverture. Nous nous reconnaissons fils et disciples d’Aimé Césaire, soeurs et frères consanguins de Christiane Taubira. Sans jamais trop insister nous savons le prix du sang versé pour la liberté sur des champs de bataille qui nous furent communs", souligne l’intellectuel béninois.

La visite de M. Sarkozy en Afrique, coïncide avec l’adoption par l’Assemblée nationale française d’une loi controversée sur l’immigration "choisie" qui durcit les conditions d’entrée et de séjour en France et propose des "cartes" temporaires (trois ans éventuellement renouvelables) de "compétences et talents" aux diplômés des pays en voie de développement.

Cette loi et la visite du numéro 2 du gouvernement français au Mali et au Bénin, ont suscité une vive polémique en Afrique.

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