Virus Zika : la situation est pire qu’on ne le croyait

Virus Zika : la situation est pire qu’on ne le croyait

"Nous ne savons pas le nombre exact de cas d'infection au virus Zika parce que 80% des personnes touchées ne développent pas de symptômes significatifs. Donc, la situation est plus grave qu'on ne le croyait", a déclaré le ministre.

M. Castro a, en outre, relevé que les femmes ayant eu des enfants souffrant de microcéphalie vers la fin de 2015 ont été infectées plus tôt dans l'année, au cours de la période ou l'Aedes aegypti a été le plus actif entre février et mai.

Actuellement, il y a 4.180 cas suspects de microcéphalie liée au virus Zika, 270 cas confirmés et 462 autres écartés "ce qui reflète la gravité de la situation", a poursuivi le ministre, en ajoutant que le gouvernement aura une image plus claire de la situation épidémiologique du virus à partir de la semaine prochaine avec l'entrée en vigueur de la déclaration obligatoire des cas de zika.

Selon lui, le développement d'un vaccin dans les plus brefs délais est le meilleur moyen de stopper net la progression explosive de l'épidémie dans la région.

"Notre grand espoir est de développer un vaccin", a fait savoir M. Castro, dont les propos coïncident avec la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de décréter le virus zika "une urgence de santé publique de portée mondiale".

Cette décision, prise à l'issue d'une réunion à huis clos d'experts et de responsables de l'OMS traduit l'inquiétude de l'organisation à propos de la possibilité d'une propagation du virus à l'échelle mondiale.

Bien que l'OMS n'ait pas émis d'interdiction de voyager dans les zones affectées par l'épidémie, le Brésil a préféré prendre les devants en déconseillant aux femmes enceintes de se rendre aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro prévus entre le 5 et le 21 août au Brésil, en raison des risques pour les fœtus.

"Il n'est évidemment pas recommandé (pour les femmes enceintes de venir) parce qu'on ne va pas prendre de risques", a déclaré le ministre devant un parterre de journalistes, en plaidant pour la mise en place d'une campagne démontrant qu'"une piqure de moustique peut être plus dramatique pour les femmes enceintes".

Ce message est d'ailleurs au cœur d'une intervention de la présidente Dilma Rousseff qui sera diffusée mercredi sur les ondes radio et à la télévision.

Dans cette intervention enregistrée lundi au palais présidentiel, Mme Rousseff appelle la population à se mobiliser pour aider le gouvernement dans sa lutte contre le moustique vecteur du virus Zika, mais aussi de la dengue et du Chikungunya. L'objectif étant de sensibiliser sur le seul moyen actuel pour prévenir la propagation du virus, à savoir l'élimination du moustique.

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