Vives réactions au discours de Bush

L’Iran, l’Irak et la Corée du Nord avaient été directement montrés du doigt par le président américain qui avait aussi dénoncé, devant le Congrès, les mouvements du Djihad islamique, du Hamas et du Hezbollah. Qualifié de «pays exportateur de terrorisme», l’Iran est le premier à avoir réagi mercredi. «Nous rejetons les accusations américaines et pensons que le monde ne tolèrera pas l’hégémonie des Etats-Unis», a ainsi déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Kamal Kharrazi, tout en mettant George W. Bush au défi «d’apporter des preuves». Egalement accusés d’exporter et soutenir le terrorisme, de s’équiper en armes de destruction massive, la Corée du Nord n’a pas bronché alors que l’Irak et les mouvements islamiques ont vivement dénoncé les propos virulents de George W. Bush. Les Philippines, nouveau terrain d’intervention américaine, ont également manifesté leur désaccord via le ministre de la Défense, Angelo Reyes. «Nous sommes un Etat souverain qui se respecte, et nous n’autoriserons aucun autre pays à nous imposer sa volonté», a-t-il cru bon de préciser mercredi tandis que Nasharudin Mat Isa, secrétaire général du Parti islamique de Malaisie, critiquait un discours qui «souligne simplement l’intention américaine de coloniser le monde le plus possible».
La Somalie, également visée, a quant à elle refusé la confrontation. Abdiqasim Salad Hassan, président du gouvernement provisoire, a préféré saluer le discours de Bush et demander la collaboration des Etats-Unis pour «combattre et éradiquer» le terrorisme dans le pays. La France, enfin, a répondu qu’elle refusait de qualifier l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, d’Etats « terroristes».

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