Zouabri mort, les attentats continuent

Rapporté dimanche par l’agence de presse algérienne APS, l’assassinat de six membres d’une même famille par des rebelles islamistes présumés, près d’Alger, est venu apporter un bémol au grand «coup» mené vendredi par les forces de sécurité et l’élimination du chef du GIA, Antar Zouabri. Si aucun lien n’est encore établi entre ces deux faits, l’attentat de samedi soir à Oued El Hamel, dans la région de Bougara (30 km au sud d’Alger), pourrait prendre les allures d’action de représailles… Et pourrait être le premier d’une longue série.
Quelques heures auparavant, les autorités indiquaient pourtant officiellement la mort du chef du groupe terroriste GIA Antar Zouabri et deux de ses compagnons. Les trois hommes ont été abattus vendredi lors d’une opération des forces combinées à Boufarik, à quelques kilomètres seulement du massacre de ce samedi. La mort de Zouabri a été confirmée le lendemain, lors d’une conférence de presse donnée par le général-major Fodhil Chérif Brahim, chef de la 1ère région militaire. « Tous les éléments techniques prouvant incontestablement l’identité du criminel (empreintes digitales notamment) sont réunis », a alors souligné le responsable militaire avant de préciser que « nous savions depuis jeudi qu’il s’était réfugié dans une maison pres du stade de Boufarik ». Plusieurs fois annoncé mort, notamment en 1997, Antar Zouabri – ou ce qu’il en reste – a cette fois-ci été montré à la presse nationale et internationale. Son corps a été exposé samedi au siège de la première région militaire, à Blida (50 km au sud d’Alger) et les photos de son cadavre ont été largement diffusées ce dimanche en « Une » des journaux algériens. « Le GIA décapité » (Le Soir), « C’est officiel : Zouabri abattu » (Liberté) , « Une précieuse victoire sur le terrorisme » (Jeune Indépendant), titrait ainsi la presse nationale tout en s’interrogeant sur le devenir du GIA et des autres groupes terroristes du pays. Car la mort de Zouabri, si bienvenue soit-elle, ne pourrait signifier celle de son réseau. Lui-même n’avait-il pas repris les rênes du GIA après l’élimination de son prédécesseur Djamel Zitouni, alias Abou Aderrahmane Amine, liquidé par des dissidents en juillet 1996 ?
Selon les autorités, le chef du réseau terroriste était arrivé jeudi à Boufarik, un renseignement recueilli par les services de sécurité qui ont mené leur opération le lendemain. « Lors de l’assaut, cet animal n’a pas opposé une farouche résistance.
Il est tombé comme une patate », a précisé le général-major Chérif Brahim, ajoutant que Zouabri avait l’intention de réactiver des «réseaux terroristes» dans les «grands centres urbains ». Le responsable militaire a enfin souligné qu’il « ne reste plus que 37 à 39 éléments armés au GIA ».

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