Agadir : Le Maroc se lance dans la translocation des antilopes sahélo-sahariennes

Dans le but de réhabiliter des espèces sauvages et perpétuer leur développement, le Haut commissariat aux eaux et forêts a donné lieu à la première opération de translocation d’antilopes sahélo-sahariennes. Cette opération qui s’est effectuée en début de mois, a permis de déplacer ces espèces dans une nouvelle station d’acclimatation de la faune saharienne aménagée sur le site de Safia à Bir Guendouz dans la région de Dakhla. S’inscrivant dans le cadre des activités d’un programme national de réhabilitation de la faune saharienne du Maroc, cette opération constitue une suite aux efforts déployés par le Haut Commissariat dans ce cadre. Cette mission qui s’est donc tracé pour objectif d’initier l’établissement des groupes fondateurs d’antilopes Addax et de gazelles Dama Mhorr au niveau de l’air historique de leur répartition en vue d’assurer leur réintroduction progressive dans leurs habitats naturels.
Notons que Ces Addax seront prélevés d’une population se développant au niveau d’une réserve animalière qui a été aménagée aux fins d’acclimatation des Antilopes Sahélosahariennes dans le parc national de Souss Massa.  Par ailleurs, ce prélèvement est une phase intermédiaire dans le processus de réhabilitation de la faune saharienne. Animé par le même souci, le Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification effectuera une opération semblable pour les gazelles mohr qui seront prélevées de la réserve de chasse de Rmila (Marrakech). Cette réserve avait en effet, servi dans un premier lieu pour la constitution et l’acclimatation d’un troupeau de base de cette espèce de gazelles typiquement saharienne.
Il faut rappeler que le Maroc, deuxième pays en biodiversité dans le bassin méditerranéen, après la Turquie, mène une politique de reconstitution de la biodiversité animale, pour la protection et la restauration des espèces menacées. Le schéma directeur des aires protégées a identifié 154 sites d’intérêts biologiques et écologiques (S.I.B.E.) sur 2,5 millions d’hectares. Cette politique commence à donner ses fruits, et certaines espèces disparues à travers le monde font l’objet de programmes spéciaux ; par exemple l’Ibis Chauve. Soulignons que le Maroc est le seul pays à travers le monde à abriter une colonie sauvage viable de cette espèce, et que cette colonie est actuellement en voie de multiplication.

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