Beni Mellal : Protéger le patrimoine forestier

La forêt dans la province de Beni Mellal s’étend sur une superficie de 151.000 hectares, soit un taux de boisement de la province d’environ 21%.Ce patrimoine, qui a des fonctions diverses, constitue également une opportunité pour la promotion de l’écotourisme dans la région (chasse, pêche, paysages forestiers…). Aussi, devient-il le cœur de différents enjeux économiques. En plus, la forêt recèle des essences végétales caractéristiques de l’Atlas qui y constituent un ensemble botanique parfait grâce à la grande variation des conditions écologiques et climatiques génératrices de végétation diversifiée, que ce soit dans sa strate arborée, arbustive ou herbacée (Chêne vert 112.000 hectares, Genévrier 7.000 hectares, Pin d’Alep 12.000 hectares, reboisements résineux 1.000 hectares…). La faune y est aussi diversifiée que sa flore . Dans le dessein de maîtriser la gestion de ce territoire immense le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification a opté pour une gestion moderne qui consiste à le diviser en zones plus maîtrisables. Ainsi, trois grandes régions ont été identifiées pour l’homogénéité de leur climat, de leurs végétations, de leurs besoins, de leurs paysages…
Dans chacune de ces trois régions, un projet a été mis en place, avec des actions qui s’étalent sur dix années (2005-2014) et qui ont été élaborées en se basant sur une démarche territorialisée et intégrée des actions forestières. Parmi les actions déjà réalisées à ce jour, il y a la régénération des forêts naturelles (1500 hectares), les travaux de reboisement (420 hectares), l’amélioration sylvopastorale (400 hectares) ; l’aménagement des forêts (14.000 Ha en 2006)…
Le coût global estimé de ces actions (2005-2014) s’élève à plus de 80 millions DH. Ainsi, les trois zones- projets identifiées pour le territoire de la province de Beni Mellal sont la reconstitution de la pinède et la cédraie de la zone, la réhabilitation et la mise en valeur des forêts du Dir, la réhabilitation des écosystèmes dégradés du plateau central.
Les écosystèmes de la zone du Haut Atlas Oriental sont soumis à une grande pression anthropique (surpâturage, coupe de bois de Chêne…) en plus de la rigueur du climat et de la pauvreté des sols. Pour palier à ces problèmes, l’administration forestière entreprend un programme ambitieux de régénération que ce soit par installation de clôture (6608 Ha clôturés) ou par plantation (200 ha/ an en moyenne). Le Dir, qui souffre lui aussi du surpâturage s’étend sur 7 communes rurales.

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