Dakhla : Le tourisme prépare son lancement

Dakhla : Le tourisme prépare son lancement

La région de Dakhla-Oued Eddahab-Lagoui-ra possède de nombreuses plages désertes qui offrent aux amateurs de sports nautiques l’opportunité de s’adonner à leurs passions. Kayak, apnée, ski nautique, mais aussi la pêche en haute mer ou à la ligne le long du littoral, les plages répondent à tous les caprices. En plus des sports nautiques, de la pêche et du delta-plane, la région offre la possibilité de profiter du tourisme d’aventure à travers l’organisation d’excursions en 4×4 ou en moto de sable à la découverte d’autres lieux de la région.
L’élevage séculaire des dromadaires dans la région permet d’organiser des caravanes à dos de dromadaires régulièrement pour des excursions dans différents sites. Des caravanes qui comprennent l’hébergement et la restauration sous une tente nomade, ainsi que des animations culturelles de bon goût. La région offre également des possibilités d’écotourisme puisqu’elle est riche en faune et en flore. «Cette région recèle des potentialités touristiques importantes comme à Guergaratt, à 400 km au sud de Dakhla, où le touriste découvre l’une des dernières colonies de phoques moines qui habitent au fond d’une grotte, et qui sortent pour nager et se nourrir. À Assafya, à 340 km, il est possible d’observer les gazelles Dorcas en grand nombre et d’admirer les vastes espaces semi-désertiques, ponctués d’acacias. Adar Setouf, un autre lieu d’intérêt, abrite un impressionnant massif rocheux en forme d’arc. Au creux du massif, trois lacs sont superposés à différentes altitudes et ne s’assèchent jamais, malgré le climat aride», explique à ALM Lamin Ahmaddi, l’un des experts du tourisme de la région.
Cela s’ajoute la baie de Dakhla qui abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, dont plusieurs oiseaux migrateurs et quatre espèces d’aigles. Dans les étendues semi-désertiques cohabitent le mouflon à manchettes et la gazelle Dorcas, deux espèces rares et menacées, le loup, le fennec et d’autres mammifères. La faune marine est tout aussi riche. En plus d’héberger l’une des dernières colonies de phoques moines et d’importantes populations de dauphins, d’orques et de requins qui ne présentent aucun danger pour l’homme, la région est l’un des endroits les plus poissonneux du monde. On trouve non seulement des poissons et céphalopodes en grand navire, mais aussi une grande variété de coquillages et de crustacés.
 Outre la faune, la région est favorisée par la présence de plusieurs types d’écosystèmes. Océan, lagune, dunes, vastes étendues désertiques, forêts d’acacia, massifs rocheux offrent une diversité de paysages.
Etant donnée la proximité des îles Canaries, qui attire chaque année plus de 11 millions de touristes, des croisières peuvent être organisées à partir de Las Palmas vers Oued Eddahab-Lagouira et se poursuivre vers les destinations africaines limitrophes, comme la Maurétanie, le Mali et le Sénégal. «La proximité de ces pays permet également d’envisager le développement de circuits d’aventure et de découverte sur des distances plus longues à forte valeur ajoutée», souligne M. Ahmaddi.
Sur le plan historique et culturel, la région compte quelques sites archéologiques où il est possible d’apprécier des gravures rupestres et d’autres vestiges d’intérêt.

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