Kénitra: Une association sommée d’évacuer un local qu’elle occupe dans un centre culturel

Kénitra: Une association sommée d’évacuer un local qu’elle occupe dans un centre culturel

Le tribunal de première instance de Kénitra a tranché, mardi, en faveur du conseil municipal de la ville qui a introduit un recours en référé demandant à l’ Association du Festival de Kénitra d’évacuer un local qu’elle utilisait comme bureau dans un centre culturel de la ville.
Le président du conseil, Aziz Rebbah, a demandé à l’association, qui organise le festival de musiques « Thamusida », de libérer le bureau qu’elle occupe à la Maison de la culture Dar Belarbi, en vue d’y transférer l’un des services municipaux. Dans une correspondance adressée à l’association, M. Rebbah a justifié cette décision par la restructuration de l’administration communale et la création de nouveaux services, les travaux de réfection que le siège de la commune va connaitre et le poids du loyer des annexes administratives dans le budget de la commune.
En réaction à cette décision, le président de l’association du festival de Kénitra, Toufik Lahlou, s’était interrogé, lors d’une conférence de presse en janvier dernier, sur les raisons qui ont fait que seule son association ait reçu une telle sommation, alors que plusieurs autres associations, selon lui, sont actives dans le centre culturel. Il avait estimé que le local que son association exploite est « un espace culturel destiné aux associations culturelles de la ville et ne peut être exploité à des fins administratives ».
Un collectif d’associations actives dans la ville s’était alors constitué pour soutenir l’Association du festival et avait attiré l’attention sur la gravité de la décision du conseil municipal de « confisquer le seul centre culturel de la ville » au moment où on s’attendait à la création d’autres espaces socio-culturels.
Le conseil urbain avait, de son côté, rétorqué, dans un communiqué, que l’Association du Festival de Kénitra avait bénéficié, durant le mandat précédant, de ce local en l’absence de critères clairs et transparents.
L’association, avait ajouté le conseil, organise une seule activité dans l’année, durant une période qui ne dépasse pas quelques jours et en conséquence son occupation de ce local, pendant toute une année, pose pour les instances officielles et de la société civile plusieurs questions liées à la gouvernance. Le conseil avait précisé que le local en question sera exploité par le service des affaires culturelles et sportives.

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