Laâyoune : La ville paralysée par la grève des taxis drivers

Laâyoune : La ville paralysée par la grève des taxis drivers

Laâyoune, chef-lieu des provinces du Sud, a perdu dernièrement beaucoup de son animation habituelle, suite à la grève entamée par les conducteurs de plus de 300 petits taxis que compte cette ville de 200 mille habitants. Ces taxis ont été retirés de la circulation et sont actuellement stationnés dans les grandes places de la ville. Ainsi, depuis le 19 décembre dernier, les conducteurs de taxis à Laâyoune ont décrété une grève ouverte de travail pour faire entendre leurs doléances qu’ils qualifient de légitimes, et menacent même d’organiser une marche vers Rabat pour attirer l’attention des autorités locales sur la détérioration de leur situation. Cette grève affecte considérablement le bon déroulement normal de la vie quotidienne au niveau de Laâyoune, dans ce sens que beaucoup de citoyens sont arrivés en retard à leurs lieux de travail et d’autres sont restés carrément chez eux, faute de moyens de transport. A l’origine de la colère des taxis drivers, le transport prohibé exercé à Laâyoune par plus de 600 minibus qui bravent tous les interdits et sillonnent certaines coins de la ville sans le moindre dérangement. Ce transport informel prend des proportions alarmantes.
Les grévistes qui incombent la responsabilité aux autorités locales réclament également l’augmentation du nombre d’autorisations octroyées aux véhicules destinés à l’usage de taxis et la réglementation du rapport entre les détenteurs d’autorisations de transport urbain (agrément) et les loueurs de ces autorisations. «Nous militons pour sauvegarder en premier lieu notre dignité et pour faire face à la concurrence déloyale à laquelle se livrent les conducteurs des minibus appelés «Lkwayar», et qui travaillent en toute tranquillité au vu et au su des autorités locales qui restent les bras croisés pour des considérations méconnues», confie à ALM Ahmed Dahah, l’un des chauffeurs grévistes. Par contre, les conducteurs de ces minibus réfutent ces accusations, selon eux leurs activités portent seulement sur le transport des personnes vers les quartiers périphériques et éloignés de la ville de Laâyoune comme Al-Awda et Al-Amal souvent peu servis par les petits taxis contre la somme de 3 dirhams seulement. Ils réclament eux aussi une sorte de réglementation pour leurs activités et le faire sortir de l’informel vu notamment les occasions d’emploi qu’ils assurent et le fort taux de chômage enregistré à Laâyoune. L’impact de cette grève sur l’économie locale commence à se faire sentir ainsi que sur le quotidien des habitants de cette ville, notamment les élèves et les fonctionnaires, principales victimes de cette situation, et qui réclament quant à eux une intervention rapide des autorités locales pour régler ce problème.

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