Le développement par l’arganier

Le but de ce projet qui a été réalisé en partenariat avec l’Union européenne est d’encourager la participation des femmes rurales pour en faire des actrices du développement socio-économique de la région. Un développement qui ne peut se faire qu’avec une approche s’appuyant sur les données naturelles qu’offre l’environnement. Ainsi, l’ADS vise, entre autres, à favoriser le regain d’intérêt des populations locales à la gestion et au développement durable de l’arganier.
Le projet Arganier se base sur des approches qui ont pour objectif de renforcer l’organisation professionnelle et l’amélioration des conditions de production. Dans ce cadre, le projet Arganier tend à moderniser les procédés et techniques utilisés par la femme rurale. Ces approches visent également le développement local (création d’infrastructures sociales de base et encouragement des activités génératrices des revenus ) ainsi que la sensibilisation et la préservation des ressources naturelles qu’offre l’environnement.
Le but escompté est de protéger l’arganier de tous les dangers qui le menacent. Parmi les coopératives financées par ce projet, la coopérative Targa de la commune rurale Aougnz, (province de Chtouka Ait Baha). Pour la présidente de cette coopérative, Zaina Amchtal, ce projet a apporté énormément de bénéfices à la population locale. «Dans le cadre du projet Arganier, notre coopérative a bénéficié d’une subvention pour réaliser notre projet Tamourant (courage, endurance, force de caractère)», affirme-t-elle. «Ce projet, ajoute-t-elle, nous a permis de bénéficier d’un programme d’alphabétisation mais également de formation qui répond à notre besoin de commercialisation». Elle a également expliqué que le projet Arganier «a incité les femmes de la région à s’organiser et à se perfectionner, chose qui était difficile à réaliser sans une aide organisée et bien fondée».
Les provinces d’Essaouira, d’Agadir, d’Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, de Taroudant et de Tiznit sont les zones d’intervention de ce projet qui bénéficie d’un financement de 12 millions d’euros sur 5 ans. Pour assurer la complémentarité entre les approches de gestion des ressources naturelles, le développement local et la mise à niveau de la filière de l’huile de l’arganier, des communes pilotes ont été choisies  dans chaque province pour permettre la mise en place des programmes en collaboration avec les coopératives, les associations et la commune concernée.
Les résultats de ce projet sont éminents. Il a permis notamment la réglementation du cadre juridique de ce secteur et son application sur le terrain. Il a également sensibilisé la population locale sur l’importance du développement durable qui permet l’exploitation et la préservation. Cependant, la création d’un cadre de performance, d’organisation et de commercialisation qui bénéficie aux femmes de la région, reste un des buts recherchés par l’ADS.

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