Oujda : Consultation avec les élus sur les réformes de la charte communale

Oujda : Consultation avec les élus sur les réformes de la charte communale

Après Settat et Fès, Noureddine Boutayeb, wali-directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur, a présidé lundi  à Oujda la troisième Rencontre régionale sur la réforme de la charte communale. Une réforme qui préconise une meilleure gestion de la chose publique.  Intervenant à cette occasion, Mr Boutayeb a expliqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la concertation continue avec les instances élues au sujet du projet d’amendement de la charte communale. Il  a par ailleurs détaillé les raisons qui poussent à  parfaire la charte de 2002 ; tout en précisant que l’expérience accumulée en matière de mise en oeuvre de la politique de décentralisation, a permis aux collectivités locales d’opérationnaliser leurs interventions en matière de développement économique et social. Il a aussi rappelé que toute réforme se base d’abord sur le diagnostic de ce qui a été fait  pour corriger les dysfonctionnements et  à appuyer les réussites.
Pour M. Boutayeb, les domaines de la réforme s’inspirent essentiellement des hautes directives royales,  des recommandations des rencontres nationales et régionales des collectivités locales, des journées d’études organisées par le ministère de l’Intérieur avec les élus et  les services de l’administration territoriale en plus des études réalisées par les spécialistes. Quant aux réformes annoncées, elles toucheront quatre secteurs, la gouvernance locale, l’administration locale, le partenariat  ainsi que la   gestion du patrimoine communal.
De son côté, Mohamed Brahimi, wali de l’Oriental et gouverneur de la province d’Oujda Angad, a fait observer  que cette rencontre s’inscrit dans une vision d’approche participative et consultative qui vise à impliquer d’avantage les instances élues dans les nouvelles réformes, notamment les chartes  qui aspirent  au renforcement de la décentralisation et la consécration de la démocratie locale. Les instances élues, grâce à leurs implications responsables, se sont érigées  en acteurs agissant dans l’ensemble des domaines économiques et sociaux, a-t-il spécifié.  Après les allocutions des deux walis,  les participants, à savoir élus locaux  parlementaires,  universitaires et représentants des régions de l’Oriental et de Taza-Al-Hoceïma-Taounate ; se sont regroupés en trois ateliers pour passer au peigne fin tout ce qui se rapporte aux domaines de la gouvernance locale, les finances et la gestion des grands équipements publics.  La gouvernance locale, qui a regroupé les participants au premier atelier, a été  débattue à partir des axes du  fonctionnement des assemblées, le rôle et les compétences des présidents et les organes de délibération  et de contrôle. Elle a aussi traité la problématique de la gestion des villes par arrondissements et le rôle que doit assumer  l’élu  dans ses rapports avec  l’administration. Quant au second atelier, il s’est attelé  sur la partie des finances locales  avec les différentes possibilités  d’adaptation de la tutelle au contexte de la décentralisation mais aussi pour simplifier et améliorer les procédures en matière de préparation et exécution des budgets. Le troisième atelier a débattu les différents outils nécessaires pour améliorer la gestion  des grands équipements publics.
Contacté par ALM, Abdelghani  Guezzar, gouverneur-directeur des finances au ministère de l’Intérieur, a souligné  que la région de l’Oriental est la troisième étape de ce processus de concertation après les régions de  Chaouia-Ouardigha et Fès-Boulmane. Il a récapitulé  que cette rencontre focalisera sur les amendements à proposer  et s’inscrit dans le cadre des réunions de consultation que le ministère de l’Intérieur a entamé avec les élus locaux dans les différentes régions du Royaume. Le but étant  de débattre et de discuter les différentes réformes pour améliorer le contexte global de gestion de la chose locale, notamment les réformes qui se rapportent au cadre juridique  comme la charte communale. Le travail quotidien a démontré qu’il y a un certain nombre de dysfonctionnements et qu’il y a aussi des voies d’amélioration depuis la mise en place de  cette concertation collective depuis 2002. Tout le monde convient qu’il y a un certain nombre de réformes à engager. C’est le cas pour ce qui est des modes  de fonctionnement des assemblées, des bureaux et de l’unité de la ville au niveau des communes gérées par des arrondissements. Il y a aussi des éclaircissements à apporter sur tout ce qui se rapporte à l’exercice de la tutelle dans ses différentes  formes d’exécution  et ses  différents types de contrôle.

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