Oujda : L’anniversaire du 16 août 1953 célébré dans l’Oriental

Cette page rayonnante de l’histoire contemporaine du Royaume, qui reflète la grandeur du peuple marocain et sa soif pour la liberté, illustre l’héroïsme, les sacrifices des habitants de l’Oriental et leur mobilisation autour du glorieux Trône alaouite pour la défense de la souveraineté nationale.
Si les causes ayant abouti à ce soulèvement n’étaient un secret pour personne, à savoir la volonté des populations locales d’en finir avec l’occupation et de contribuer à l’élan nationaliste en gestation alors dans les autres régions, ses profondes significations sont aussi multiples que nimbées de noblesse d’âme, en ce sens que tous ceux qui étaient engagés dans cette action étaient mus par de sincères sentiments de patriotisme et désireux d’exprimer leur loyalisme envers le dépositaire légitime du Trône, feu SM Mohammed V.
La tension précédant l’exil du regretté Souverain et des membres de la famille royale a été à l’origine de la décision des habitants de l’Oriental d’enclencher un mouvement d’une grande ampleur populaire, ce qui sera considéré plus tard par les historiens comme l’une des prémisses de la Révolution du Roi et du Peuple que les Marocains célèbrent le 20 août de chaque année. Conscients des menaces qui pesaient sur le Roi légitime, les Oujdis ont bravé l’appareil répressif de la puissance occupante pour s’engager dans la désobéissance à l’ordre colonial et contre la présence des forces étrangères. Cet événement de taille a démontré combien les populations de la capitale de l’Oriental vivaient intensément le climat d’effervescence et de ferveur patriotique qui a embrasé tout le pays, marquant un tournant décisif dans la lutte du peuple marocain contre le colonialisme sous la conduite du père de la nation, Feu SM Mohammed V.
Feu S.M. Hassan II avait d’ailleurs évoqué en des termes élogieux cette étape grandiose « Oujda fut, le 16 août 1953, la première ville à déclencher la Révolution du Roi et du Peuple. Le peuple marocain tout entier avait senti alors que le drame allait se produire, que le conflit a atteint son paroxysme et que cela allait se terminer soit par l’exil du Roi, soit par le recul de la France », a dit le regretté Souverain. « Advint ce qu’il est advenu et Dieu a voulu que mon nom soit lié à ces évènements survenus à Oujda. J’ai été alors jugé par contumace par le tribunal militaire au moment où nous nous trouvions en exil », avait ajouté le défunt Roi.

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