Oujda : Les médecins du secteur libéral se mobilisent

Oujda : Les médecins du secteur libéral se mobilisent

Le syndicat des médecins du secteur libéral d’Oujda et sa région a organisé en collaboration avec l’association des pédiatres de l’Oriental les 23èmes journées médicales de l’Oriental et les 7èmes journées pédiatriques de l’Oriental les 6 et 7 juin à Dar Ettaliba sous le thème de la médecine libérale au service du développement humain. Une opportunité pour débattre de la situation professionnelle du corps médical et de participer à des ateliers de formation continue se rapportant aux nouveautés en neurologie, l’infection urinaire, la maladie d’Alzheimer, le dopage en milieu sportif et la prise en charge des méningites bactériennes chez l’enfant. Intervenant lors de la première séance plénière, le docteur Khalid Bouayad, président du syndicat des médecins du secteur libéral d’Oujda, a précisé que la réforme des lois régissant l’Ordre du conseil national des médecins se fait toujours attendre. L’assurance maladie obligatoire est une préoccupation majeure pour le syndicat car la loi 65/00 sur l’assurance maladie obligatoire n’a pas apporté les solutions escomptées.  Concernant la tarification nationale de référence pour les soins liés à l’hospitalisation et aux interventions chirurgicales il y a deux poids et deux mesures, a noté Mr Bouayad. Le taux de couverture adopté par la CNOPS et la CNSS au profit des établissements publics est supérieur à celui versé aux établissements du secteur libéral.
Le Maroc compte près de  24 600 professionnels libéraux dont 8250 médecins, 9000 pharmaciens, 3000 chirurgiens dentistes, 350 biologistes, 400 experts comptables 2000 architectes et 1600 opticiens qui réclament  une couverture qui prenne en considération toutes les spécificités de leurs activités et de leurs besoins. De son côté, le syndicat du secteur libéral compte 4265 adhérents exerçant dans 19 provinces, le docteur Bouayad a aussi rappelé que son syndicat contribue à l’Initiative nationale pour le développement humain en s’impliquant dans plusieurs actions médico-sociales. La dernière en date a eu lieu au centre de la protection de l’enfance d’Oujda le 1er juin. Sur le plan pratique, ces journées ont abordé plusieurs volets. Des interventions orales débattant des thématiques d’actualité à l’instar des hépatites B et C qui se propagent dangereusement dans notre pays et qu’il faut neutraliser. En plus des soins onéreux avec des traitements qui dépassent les vingt millions de centimes. Ce qui n’est pas à la portée de tout le monde notamment ceux qui ne sont pas couverts par la sécurité sociale et les mutuelles. Il n’y a que 14 % qui le sont sur le plan national. 
D’autres sujets se rapportant aux préoccupations des médecins ont fait l’objet de travail en atelier. Le premier a traité de la prise en charge des méningites bactériennes chez l’enfant et fut animé par le docteur Mokhtari (Paris) alors que le second atelier s’est attelé au diagnostic sérologique des hépatites virales et fut animé par le docteur Mohammed Abid ( Tanger).
Une journée couplée par des interventions en pédiatrie. Cette dernière est en plein développement dans l’Oriental, rapporte à ALM docteur Benyouness Melhaoui et d’ajouter qu’on a fait appel au professeur Mokhtari pour exposer les nouveaux traitements des accidents domestiques chez l’enfant. Chaque année des centaines d’enfants au Maroc n’arrivent pas à s’en sortir à cause de ces accidents. De leurs côtés, les risques de l’anesthésie touchent plusieurs enfants opérés d’où la nécessité d’assurer une meilleure sécurité au niveau des interventions chirurgicales.

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