Tariq Kabbage : «Les travaux de la corniche seront terminés au cours de l’année prochaine»

Tariq Kabbage : «Les travaux de la corniche seront
terminés au cours de l’année prochaine»

ALM : Les travaux de la corniche sont encore en cours, quand est-ce qu’elle sera livrée?
Tariq Kabbage : Le projet de la corniche est l’un des projets les plus structurants de la ville. Aujourd’hui, nous avons déjà achevé les deux tranches et nous travaillons sur la tranche concernant la place de la «Marina» et de la «Tawada». Les travaux portent également sur l’installation de l’éclairage sauf que les travaux de revêtement ne vont commencer qu’au début du mois de Ramadan vu que nous sommes dans la période estivale. Dans cette tranche, nous allons suivre le même principe en matière de revêtement du sol et également en matière de conception. Nous avons opté pour la mise en place des parkings sous terrain. La corniche sera livrée au cours de l’année prochaine.

Concernant le dossier du transport, où en êtes-vous ?
Nous avons perdu beaucoup de temps, ce dossier fait partie des priorités de la ville. La mairie a une vraie vision du transport qu’elle veut offrir aux habitants. Un transport qui réunit la qualité et l’efficacité tout en mettant au service du citoyen des tarifs raisonnables. La «RATAG» a eu un arrêt cardiaque et on ne peut plus laisser la ville sans transport. Dans ce sens, nous avons mené une étude pour déceler les besoins de la ville en la matière mais également pour mettre en place le mode de transport que l’on voudrait développer. Notre vision est de mettre en place le principe du «Bus rapide transit» qui relie les différents axes de la ville. Un principe qui permettra au citoyen d’aller d’un bout à l’autre de la ville sans être obligé de prendre plusieurs lignes de transport. Nous avons également pensé à des cartes d’abonnement ou des billets réseau. Cette approche réunit la qualité et le prix. Le plan de déplacement urbain a été élaboré en coopération avec la ville de Nantes métropole. Ce dossier est d’une grande urgence pour la ville.

L’éducation figure parmi les autres priorités de la ville.Quelles sont vos actions sur ce volet ?
L’enseignement est sans nul doute l’un des dossiers les plus importants de la ville. On ne peut plus ni concevoir, ni accepter des écoles avec plus de soixante élèves par classe. Dans ce cadre, nous allons réunir nos efforts pour participer au plan «Madrassat anajah». Notre objectif est la mise à niveau de nos écoles pour répondre aux critères.
Notre implication se fera par le biais des associations représentant la mairie et qui seront impliquées dans cette démarche. L’une des priorités est d’abord de réduire le nombre des élèves au niveau des classes. Nous allons également concentrer nos efforts sur le préscolaire car nous ne pouvons aujourd’hui parler d’une ville tournée vers le futur sans assurer l’avenir de nos enfants en matière d’enseignement.

Quelle est votre politique concernant les projets de proximité ?
Nous avons accordé une très grande importance aux projets de proximité. Nous avons réalisé dans ce sens plusieurs espaces verts, des terrains de sport, des maisons de quartiers et des jeux d’enfants. Nous avons décelé un besoin énorme dans ce cadre et c’est pour cela que nous avons créé plusieurs ensembles répartis un peu sur toute la ville. Je me demande comment les villes peuvent vivre sans équipement pour les jeunes, les personnes âgées et les habitants de manière générale. Aujourd’hui, nous avons plusieurs projets qui sont en phase de réalisation et notre politique consiste à étendre ces réalisations à tous les quartiers. Concernant la mise en place d’espaces verts, nous avons réalisé un énorme travail sur «Agadir Oufella». L’objectif étant d’avoir une ville verte. Nous travaillons également sur la mise en place de systèmes d’irrigation de grande efficacité pour réduire les dépenses en eau.

Et pour le dossier «Agadir ville sans bidonvilles» ?
Dans ce dossier,  il y a eu une absence de vision sociale. Le volet social n’a pas été pris en considération. Cette politique est très grave vu que les gens concernés n’ont pas eu les moyens pour se reloger et les terrains ont été revendus. Les habitants se sont déplacés vers d’autres quartiers avoisinants. Ce qui a donné naissance à d’autres problèmes, notons par exemple le problème de la scolarité vu que des écoles ont eu un sureffectif d’élèves dans les classes.

 

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