Tout va bien à Tanger !

Tout va bien à Tanger !

Contrairement à son accoutumée, le conseil de la commune urbaine de Tanger a tenu, jeudi 28 février, presque dans le calme, sa session ordinaire au titre du mois de février. Les interventions et critiques de quelques membres élus, en particulier ceux du PJD, ayant marqué l’examen du compte administratif, n’ont pas empêché l’approbation à la majorité des voix de ce premier point inscrit à l’ordre du jour.
La conseillère communale et députée pjdiste Souad Boulaïch a tenu à intervenir, lors de discussions de ce premier point, pour dénoncer avec ferveur le favoritisme observé, selon elle, lors du dernier concours de recrutement lancé il y a peu temps par la commune urbaine de Tanger. D’autres conseillers se sont relayés pour attirer l’attention sur les problèmes dont souffre la ville, comme le manque de sécurité et l’éclairage public dans plusieurs quartiers. Certains d’entre eux ont déploré l’état lamentable de quelques établissements publics dont les abattoirs municipaux, la fourrière et la gare routière. Ils ont proposé le changement de l’emplacement des locaux de ces trois bâtiments qui se situent au centre-ville et portent ainsi atteinte à l’image de Tanger. Et à l’instar des précédentes sessions, les discussions ont porté aussi sur la question des constructions anarchiques. Les conseillers ont convenu de renforcer la lutte contre ce fléau pour pouvoir contrecarrer la prolifération de l’habitat non réglementaire.
Par ailleurs, le document budgétaire fait part que les recettes de la gestion au titre de l’exercice 2012 sont de l’ordre de plus de 526 millions DH, contre les dépenses qui ont atteint, elles, plus de 474 millions DH. Ce même document fait ressortir un excédent réel de 33,3 millions DH. Lequel est destiné entre autres au financement des travaux d’aménagement des espaces verts (6 millions DH), de la construction et de la mise à niveau des routes, de l’éclairage public et de la signalisation (plus de 8 millions DH), de la création et d’aménagement d’un marché de bétail (6 millions DH), du lancement d’un projet d’installation de nouvelles toilettes publiques et de rénovation de celles déjà existantes (1,2 million DH).
Soulignons qu’avec une part de 80% du budget total, les dépenses de fonctionnement continuent d’absorber les ressources communales, empêchant de ce fait la commune urbaine de lancer ou de poursuivre de nouveaux projets de développement.

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